La clôture à Wall Street
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Les marchés boursiers américains ont terminé en net repli mardi, plombés par un nouveau record du pétrole à plus de 129 dollars le baril et par l'annonce d'une progression plus forte que prévu des prix à la production.
Les résultats décevants et les perspectives peu encourageantes de plusieurs grands groupes de distribution ont contribué à assombrir un peu plus l'ambiance, confirmant que l'envolée des prix à la pompe et la crise de l'immobilier pèsent sur la consommation, l'un des principaux piliers de l'économie.
Les valeurs financières ont en outre souffert des commentaires pessimistes d'un analyste influent selon lequel le secteur bancaire souffrira pendant plusieurs années encore des retombées de la crise actuelle.
L'indice Dow Jones a fini en baisse de 199,48 points, soit 1,53%, à 12.828,68 et le Standard & Poor's 500 a cédé 13,23 points (-0,93%) à 1.413,40. Quant au Nasdaq Composite, il a abandonné 23,83 points (-0,95%) à 2.492,26.
Le marché avait ouvert dans le rouge une heure après la publication des chiffres des prix à la production en avril, marqués par un bond de 0,4% sur un mois de l'indice de base, qui exclut l'énergie et les produits alimentaires. En rythme annuel, la hausse de l'indice "PPI" est la plus forte enregistrée depuis 1991.
Parallèlement, sur le New York Mercantile Exchange, le contrat juin sur le pétrole brut léger américain a inscrit un nouveau record à 129,60 dollars le baril, en hausse de plus de deux dollars.
"Le repli lié à certaines craintes concernant l'inflation et la hausse du pétrole n'est en rien surprenant après la hausse de la semaine dernière", a commenté Richard Sparks, analyse actions de Schaeffer's Investment Research.
LES PÉTROLIÈRES, SEULES HAUSSES DU DOW
Signe supplémentaire du retour au premier plan des préoccupations qui ont alimenté la baisse des derniers mois, JPMorgan Chase & Co affiche la plus forte contribution au repli du Dow après l'étude de Meredith Whitney, l'analyste spécialisée d'Oppenheimer & Co, selon laquelle la crise du crédit se traduira pour les banques par trois ans de baisses de revenus chiffrées en milliards de dollars.
JPMorgan a perdu 4,98% à 43,70 dollars, Bank of America 1,97% à 35,39 et Citigroup 3,83% à 22,11.
Autre secteur sanctionné: la distribution après les résultats trimestriels de Home Depot, numéro un américain des magasins de bricolage et de décoration, qui a fait état d'une chute de 66% de son bénéfice. Le titre, l'une des 30 valeurs du Dow, a chuté de 5,2% à 27,37 dollars.
Le distributeur discount Target a cédé de son côté 1,15% à 54,29 après avoir dit s'attendre à une croissance faible de ses ventes pour les mois à venir. l'indice S&P du secteur a reculé de 2,0%.
Les technologiques ont elles aussi connu une mauvaise journée après les déclarations du fabricant de disques dur SanDisk sur le risque de voir la hausse du pétrole peser sur les dépenses de haute technologie. SanDisk a perdu 3,36% à 29,01 dollars et Intel 3,18% à 24,09.
Bénéficiaire logique de la nouvelle poussée des prix de l'or noir, les compagnies pétrolières Exxon Mobil et Chevron affichent les deux seules hausses du Dow, prenant respectivement 0,21% et 0,87%. Chevron a même inscrit en séance un nouveau plus haut historique à 103,25 dollars.
Après la clôture, Hewlett-Packard, qui avait cédé 0,54% en séance, gagnait 1% environ, bénéficiant de la publication de ses résultats trimestriels définitifs, qui montrent une progression de sa marge d'exploitation. Le groupe informatique avait déjà donné un aperçu de ses comptes lors de l'annonce du rachat d'EDS il y a huit jours.