La clôture à wall Street

Publié le par ludoverblog

Le pétrole et des résultats décevants font chuter Wall Street

LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

Wall Street a connu sa deuxième séance consécutive de baisse mardi, perdant 0,82%, sous le double coup de l'impact redouté du nouveau prix record du pétrole sur une économie américaine déjà atone et des propos peu encourageants de nombre d'entreprises sur leurs perspectives.

Le marché actions a également été plombée par la descente aux enfers du titre UAL, maison mère de la compagnie aérienne United, qui a chuté de 36,77 à 13,55 dollars après l'annonce par le groupe d'une perte multipliée par trois au premier trimestre en raison de la flambée des coûts du kérosène.

Le secteur technologique dans son ensemble a souffert du pessimisme exprimé par le spécialiste des semi-conducteurs pour téléphones mobiles Texas Instruments, qui a dit que le deuxième trimestre de son exercice serait moins bon que prévu en raison des incertitudes économiques à court terme.

Le titre Texas Instruments, dont les prévisions contrastent avec celles, qui avaient jugées rassurantes, du géant Intel, a perdu 5,79% à 28,82 dollars.

Malgré l'annonce d'un bénéfice trimestriel légèrement meilleur que prévu, le groupe chimique Dupont (-4,0%) a jeté un froid en prévenant que la faiblesse de l'économie américaine allait probablement freiner la croissance vigoureuse qu'il enregistre à l'étranger.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 104,79 points à 12.720,23. Le S&P-500, plus large, a perdu 12,23 points, soit 0,88%, à 1.375,94. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 31,10 points (-1,29%) à 2.376,94. La semaine dernière, les trois indices avaient chacun progressé de plus de 4%.

INQUIETUDES SUR LA CONSOMMATION

"Le pétrole n'a cessé de monter et, inévitablement, cela rend le retour à la croissance plus problématique. Au bout d'un certain temps, le consommateur sera contraint d'arrêter de dépenser", a déclaré Angel Mata, directeur général de Stifel Nicolaus Capital Markets.

L'or noir a frôlé les 120 dollars en séance, le contrat mai du léger brut américain ayant atteint un nouveau record de 119,90 dollars le baril, soutenu par les craintes en matière d'approvisionnement et la faiblesse du dollar par rapport à l'euro, la monnaie unique ayant pour la première fois passé la barre des $1,60 dollar.

L'indice sectoriel de la distribution a ainsi terminé en baisse de 2,22% sur les craintes de voir les ménages diminuer leurs achats de manière drastique.

"Tant que nous n'avons pas davantage de visibilité sur le pétrole, il paraît un peu court de dire que les choses s'arrangeront d'ici deux à trois trimestre", a poursuivi Angel Mata.

L'indice sectoriel du transport aérien a de son côté chuté de 12,35%, affecté non seulement par UAL mais aussi par AirTran Holdings, maison mère d'Air Tran et par JetBlue Airways, dont les titres ont respectivement perdu 20,83% et 5,68% après l'annonce de pertes trimestrielles.

La plus forte baisse du Nasdaq par rapport aux deux autres indices s'explique par Texas Instruments mais aussi par le plongeon de 23,7% du loueur de DVD Netflix, qui a annoncé lundi soir des résultats conformes aux attentes alors que le marché espérait qu'il batte le consensus.

McDonald a fait mieux que les prévisions en matière de résultats pour le premier trimestre mais l'action du géant de la restauration rapide a malgré tout reculé de 0,55% à 58,35 dollars.

AT&T (+0,59%) a inscrit l'une des rares progression du Dow Jones après l'annonce d'une hausse de 21,5% de son bénéfice trimestriel.

ExxonMobil (+0,14%) et Chevron (+1,43%) ont profité du nouveau record inscrit par le pétrole.

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Publié dans Bourse

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