La clôture à Paris
Du point de vue macro-économique, cette journée fut ponctuée ce matin par la publication en Allemagne d'un indice ZEW (moral des milieux d'affaires) en repli de -1,2Pts à 69,8... après l'annonce d'une croissance nulle (au lieu d'une hausse de +0,5 à +0,7% du PIB anticipée par la bourse de Francfort).Ces mauvais chiffres n'ont que légèrement écorné la valeur de l'Euro (1,1895 contre 1,19$ la veille) et le Dollar fut pour sa part soutenu à 14H30 par la spectaculaire hausse des ventes de détail aux Etats Unis au mois de janvier (+2,3% au lieu de +0,8% attendu).
Compte tenu d'une faible progression des revenus des ménages américains, il semblerait que le recul ponctuel du prix de l'essence et du fuel ait soutenu de façon opportune la consommation Outre Atlantique (les automobilistes en ont profité pour refaire le plein de leur réservoir et augmenter leurs déplacements).
Les marchés obligataires US s'en alarment et le rendement du "2 ans" culmine à 4,70% tandis que le "10 ans" atteint 4,61%.
Wall Street qui avait effectué une entame de séance prudente a nettement accéléré sa remontée à partir de 16H45, d'où le net redressement des indices pan-européens au cours de la dernière heure de cotations: le Dow Jones grimpent à présent de +1% et le Nasdaq reprend +0,85% sur les 1% perdus la veille.
Ce petit vent d'euphorie provient selon toute vraisemblance d'une nouvelle forte décrue du baril de pétrole de pratiquement -2% à 60,15$.
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