La clôture à Wall Street
| Wall Street finit en baisse avec UPS et un record du brut |
Wall Street a fini en recul mercredi, pénalisée par les craintes concernant les prévisions de résultats d'entreprises comme UPS et par la flambée des cours pétroliers à un nouveau record. L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 49,18 points, soit 0,39%, à 12.527,26. Le S&P-500, plus large, a perdu 11,05 points, soit 0,81%, à 1.354,49. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 26,64 points (-1,13%) à 2.322,12. Le géant de la messagerie express UPS a dévissé de 3,74% à 70,57 dollars, après avoir révisé à la baisse mardi soir après la clôture ses prévisions de bénéfice pour le premier trimestre. Le marché redoute ce type de mauvaise surprise alors que la nouvelle saison des publications va bientôt battre son plein. Après les résultats décevants d'Alcoa lundi, un autre baromètre de l'économie, General Electric, doit publier ses chiffres vendredi. Merrill Lynch a lui reculé de 1,71% à 46,00 dollars. Des dirigeants de la banque américaine s'attendent à des dépréciations d'actifs records au premier trimestre, dans les 6-6,5 milliards de dollars, et à ce que l'établissement enregistre une perte trimestrielle, a rapporté la chaîne de télévision CNBC, citant des sources. American Airlines a plongé de 11,14% à 9,17 dollars après avoir annulé plus de 1.000 vols en raison d'inspection de sécurité sur certains appareils. Apple (-0,92%) a lui continué à peser sur le Nasdaq. La flambée des cours pétroliers, qui ont atteint un nouveau record au-delà des 112 dollars le baril de brut léger américain, ont en outre globalement pesé sur la tendance, sur des craintes concernant les coûts énergétiques de nombreuses entreprises. PRÉVISIONS PESSIMISTES Plus généralement les prévisions concernant la santé de l'économie américaine ne portent pas à l'optimisme. Merrill Lynch a ainsi estimé que les États-Unis risquaient de connaître une récession sévère et prolongée en raison de la baisse des dépenses de consommation, alors que le FMI a revu à la baisse sa prévision de croissance américaine et table aussi sur une récession cette année. Merrill ajoute que les cours de Bourse des groupes de cartes de crédit pourraient également baisser car les valorisations et les estimations actuelles pour le secteur américain du crédit à la consommation ne tiennent compte que d'un coup de frein modéré pour l'économie. Visa a reculé de 2,64% à 46,10 dollars. Le mouvement de recul a cependant été limité par la perspectives de nouvelles initiatives pour combattre la crise. La Réserve fédérale des Etats-Unis a ainsi confirmé envisager de nouvelles mesures permettant de faire face aux problèmes de liquidité des marchés financiers au cas où ses dernières initiatives ne suffiraient pas à apaiser la crise. À la hausse, le constructeur aéronautique Boeing s'est lui adjugé 4,77% 0 78,60 dollars, les investisseurs saluant le fait qu'il n'ait pas modifié ses prévisions de résultats malgré l'annonce d'un nouveau retard dans le programme du 787 Dreamliner . |