La clôture à Wall Street
| LA CLÔTURE DE WALL STREET |
Wall Street a fini en baisse modérée mercredi, sous le coup d'un mouvement de prises de bénéfices après l'envolée de la veille et des commentaire de Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale, disant que les États-Unis pourraient subir une récession au premier semestre.
Des groupes comme General Electric et IBM, dont l'activité fluctue au gré des cycles économiques ont ainsi lourdement pesé sur la coté, le conglomérat industriel ayant terminé en baisse de 1,07% et le numéro un mondial des services informatiques en repli de 1,44%.
L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 45,44 points, soit 0,36%, à 12.608,92. Le S&P-500, plus large, a perdu 2,65 points, soit 0,19%, à 1.367,53. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 1,35 point (-0,06%) à 2.361,40.
Le secteur pétrolier est l'un des rares à terminer franchement en hausse, à la faveur de la forte remontée des cours du pétrole à la suite d'une troisième baisse consécutive des stocks hebdomadaires de brut aux États-Unis. Chevron a gagné 0,89% et ExxonMobil 1,72%.
S'exprimant devant la commission économique mixte du Congrès, Ben Bernanke a reconnu pour la première fois que l'économie des États-Unis pourrait subir une légère récession, tout en ajoutant que la croissance devrait remonter rapidement grâce aux effets de la baisse rapide des taux d'intérêt.
"Le fait que le président Bernanke a dit qu'une nouvelle détérioration de l'économie n'était pas exclue a empêche le marché de poursuivre sur sa lancée", a estimé Michael James, courtier chez la banque d'investissement Wedbush Morgan, à Los Angeles.
"Ceci dit, ce n'est pas une surprise que l'on fasse une pause après le bond de mardi", a-t-il ajouté, faisant référence à la hausse de plus de 3% de Wall Street la veille, essentiellement provoquée par le sentiment que le gros de la crise du marché des crédits était passé.
Les valeurs financières, qui étaient encore en nette hausse en début de séance, ont finalement terminé en baisse, à l'exception de Citigroup, qui a encore gagné 0,76% après les 11,3% engrangés mardi. L'indice sectoriel a perdu 0,67%.
Best Buy a été l'une des hausses remarquées de la cote, la chaîne de magasins d'électronique grand public ayant gagné 1,1% après avoir fait état de résultats trimestriels meilleurs que prévu.
Le groupe a également dit prévoir une hausse de ses bénéfices sur l'exercice qui vient de commencer, ce qui a conduit certains à penser qu'on se dirigeait vers une stabilisation de la consommation aux Etats-Unis.
Malgré le recul des principaux indices de la place financière américaine, le nombre de valeurs en hausse sur le NYSE a surpassé celui des titres en baisse, à un ratio de 3 pour 2.