Le point à Paris à mi-séance
CAC40: entame de trimestre gagnante, barre des 4750 effacée.
(CercleFinance.com) - Le second trimestre 2008 démarre mieux que le premier (chute de -16,15% des valeurs françaises), cette évolution plus positive était prévisible compte tenu du rebond des marchés occidentaux au lendemain de la séance des "4 sorcières" du 20 mars dernier.Le CAC 40 progresse ainsi de 1,35% à 4.770 points et s'installe en tête du peloton.. les autres places du Vieux continent s'adjugent en effet entre 0,9% (Madrid, Londres et Amsterdam) et +1,4% (Francfort).
Si Wall Street n'avait progressé que timidement pour clôturer en légère hausse (+0,4% pour le Dow Jones, +0,8% pour le Nasdaq), l'indice Nikkei s'est apprécié de plus de 1% pour sa 1ère séance de la nouvelle année fiscale (la précédente s'étant soldée par une perte proche de -28%).
Selon les stratèges de Lehman Brothers, le processus d'ajustements des résultats d'entreprises au retournement économique actuel est arrivé à son terme.
"Même si les résultats des sociétés devraient rester en demi-teinte pendant quelque temps, il faut savoir que le creux des marchés précède généralement celui des bénéfices des entreprises", rappellent-ils.
Les stratèges de Lehman se disent optimistes sur l'évolution des marchés en raison des mesures "agressives" récemment prises par les Banques centrales.
En attendant, les annonces de dépréciations d'actifs continuent de déferler en Europe: UBS fait état de nouvelles dépréciations pour un montant de près de 19 milliards de dollars sur des positions liées au secteur immobilier américain et aux crédits structurés (ce qui porte le total des pertes potentielles à 40Mds$... soit environ 25MdsE).
A Zurich, le titre UBS s'adjugeait plus de 7% du fait d'un plan de recapitalisation de 15Mds$ intégralement souscrit par un pool de banques d'affaires américaines (JP Morgan, Morgan Stanley et Goldman Sachs) et BNP-Paribas
En Allemagne, c'est la Deutsche Bank qui a déclaré s'attendre à enregistrer des dépréciations d'actifs pour un montant de 2,5 milliards d'euros au 1er trimestre en raison du durcissement des conditions de marché au cours des quatre dernières semaines. Son titre progressait malgré tout de 0,7% au bout d'une heure et demie de cotations.
A Paris, la variation la plus significative revient évidemment à Ubisoft. Le titre du groupe de jeux vidéo grimpe de plus de 7% après une énième révision à la hausse de ses perspectives pour les mois qui viennent.
Les valeurs bancaires sont égalemnt bien orientées à l'image de Sté Générale et Crédit Agricole (+4,3%), BNP-Paribas (+3,8%) ou AXA (+3%).
Pernod Ricard se redresse de +4,5% et Air France/KLM s'envole de +3,8%.
Les investisseurs surveilleront avec attention l'indice ISM manufacturier du mois de mars qui sera publié cet après-midi aux Etats-Unis. "Il devrait être resté faible", prévient un analyste qui l'attend à 48, contre 48,3 le mois précédent, toujours sous le seuil de 50.
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