La clôture à Paris
Le CAC limite sa perte, les financières plongent.
(CercleFinance.com) - Au lendemain d'une séance particulièrement favorable, les places européennes ont réussi à limiter leur repli alors que Wall Street évolue en baisse pour la deuxième séance consécutive.L'avertissement lancé ce matin par Deutsche Bank ne contribue pas à rassurer les investisseurs.
Le CAC 40 a terminé en baisse de 0,3% à 4676 points. Les autres indices du vieux continent ont également achevé la séance dans le rouge à l'instar de Londres et de Francfort qui abandonnent tous deux 0,5%.
Les Bourses américaines évoluent également en territoire négatif, l'indice Dow Jones cède 0,9%. De son côté, le Nasdaq Composite perd 1,3%.
Les craintes de récession de l'économie américaine se sont renforcées cet après-midi, avec des commandes de biens durables en recul de 1,7% au mois de février, après une chute de 4,7% en janvier. En excluant les équipements de transports, les commandes ont reculé de 2,6% en février. Hors défense, elles se sont repliées de 1,6%.
Bien que supérieures aux attentes, les ventes de logements ont par ailleurs reculé de 1,8% en février à un total de 590 000 unités, soit un plus bas depuis 13 ans. De plus, le prix de vente médian des logements neufs a dévissé de 2,7% en février sur un an.
Ces mauvaises nouvelles contrebalancent l'effet positif de l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne, en hausse de +0,7 point à 104,8 en mars contre un tassement sous 104 anticipé.
Toujours au chapitre macroéconomique, les stocks de pétrole brut américains sont restés presque stables (+88 000 barils) la semaine dernière aux Etats-Unis, tandis que les réserves d'essence ont reculé de 3,28 millions. Cette nouvelle a favorisé une poussée du cours de l'or noir de 3,2% à 104,9 dollars le baril.
La séance est également marqué par une nouvelle flambée des prix des autre matières premières telles que l'once d'or ou ceux des céréales.
Le spectaculaire avertissement de Deutsche Bank a contribué à faire plonger les valeurs financières.
Dans son dernier rapport annuel, le géant bancaire allemand déclare qu'il craint de ne pas pouvoir atteindre son objectif de résultat en 2008 du fait du ralentissement de la croissance économique mondiale et de la détérioration des marchés financiers.
Sans surprise, les valeurs bancaires françaises telles que Crédit Agricole (-3,2%), Dexia (-2,45%), Société Générale (-1,1%) ou BNP Paribas (-1%) ont terminé la séance en repli.
STMicroelectronics (-2,5%) accuse également l'une des plus fortes baisses du CAC40, pénalisé par des propos prudents des analystes d'UBS. Le bureau d'études indique avoir abaissé de 7% à 4% sa prévision de croissance pour l'industrie des semi-conducteurs en 2008.
A l'inverse, Alstom (+2,6%), Air France KLM et Véolia Environnement (+2,5%), ArcelorMittal (+2,1%), PPR (+1,2%) ou France Telecom (+1,3%) ont achevé la séance en territoire positif.
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