La clôture à Wall Street
| LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS |
Après sa forte hausse de la veille, Wall Street a terminé en ordre dispersé mardi, hésitant entre les implications négatives pour l'économie de la baisse inattendue de la confiance des consommateurs, et l'impact positif pour les valeurs minières et énergétiques du rebond des cours des métaux et du pétrole.
L'indice Dow Jones des trente principales valeurs a clôturé en repli de 0,13%, soit 16,04 points, à 12.532,60.
En revanche, l'indice élargi Standard & Poor's 500 a gagné 0,23% (3,11 points) à 1.352,99, et le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, a avancé de 0,61% (14,30 points) à 2.341,05.
Principal indicateur publié mardi, la confiance du consommateur américain a continué de se dégrader en mars pour se situer à son niveau le plus bas depuis cinq ans. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une baisse moins marquée
"Après plusieurs jours de gains, le marché était condamné à se replier d'une manière ou d'une autre", commente Marc Pado, stratège chez Cantor Fitzgerald.
"L'indice de confiance a constitué une opportunité pour prendre une partie de ses bénéfices. Mais le marché hésite toujours à baisser, ce qui est une très bonne nouvelle", ajoute-t-il.
L'indicateur du jour a fortement pénalisé les valeurs de la distribution, à commencer par la première chaîne mondiale de magasins de bricolage Home Depot, qui a dévissé de 1,71% à 28,76 dollars, entraînant dans son sillage le Dow dont elle constitue l'une des valeurs.
Les investisseurs ont joué la prudence, après la bouffée d'optimisme observée la veille pour le retour du week-end pascal: Wall Street avait affiché ce jour-là sa meilleure performance sur une séance en près de quatre mois.
MONSANTO ET LES METAUX SAUVENT LA JOURNEE
Les valeurs financières ont aussi pesé sur la cote, à l'image de Merrill Lynch qui a perdu 1,1% à 47,85 dollars après que deux banques eurent révisé en baisse leurs prévisions de bénéfices pour le groupe, et dit s'attendre à l'annonce de nouvelles dépréciations. Bank of America, deuxième banque américaine par les actifs, a chuté de son côté de 3,49% à 40,97 dans le sillage d'une baisse de recommandation imputable à l'exposition de l'établissement à l'éclatement de la bulle immobilière.
A contrario, le géant de l'agrochimie Monsanto a bondi de 9,9% à 114,54 dollars après avoir relevé ses prévisions de bénéfice pour 2008, ce qui a atténué au passage le pessimisme entourant les perspectives économiques.
Le rebond des marchés des commodities, qui s'explique en partie par la baisse du dollar, a profité par ailleurs à des valeurs comme celles du leader mondial de l'aluminium Alcoa, qui a pris 2% à 35,74 dollars.
Côté technologiques, le spécialiste de la technologie sans fil Qualcomm s'est adjugé 2,3% à 40,80 à la faveur d'un relèvement de recommandation de Merrill Lynch, passée à la vente sur le titre.