La clôture à Paris
Milan restait seul en tête du peloton avec un gain de +1,18%, les investisseurs manifestant leur intérêt pour les valeurs bancaires après l'offre de BNP Paribas (-2,05 %) sur Banca Nazionale Del Lavoro (-2,6 %). Le groupe français a passé une série d'accords conditionnels avec treize actionnaires de BNL, pour l'acquisition d'environ 48 % du capital de la banque italienne à un prix de 2,925 euros par action, soit un montant global de l'ordre de 4,3 milliards d'euros. Pour financer cet investissement, BNP Paribas procèdera à une augmentation de capital d'un montant d'environ 5,5 milliards d'euros (de façon à acquérir les 52% du capital manquants).
Plus petites que leurs consoeurs européennes, les banques italiennes devraient être amenées à s'allier pour jouer un rôle plus actif sur le continent: le "patriotisme" défendu (y compris par des moyens contestables) par l'ex-patron de la Banque Centrale italienne lui ont coûté sa place. Cette perspective de multiples combinaisons de fusions ou de rachats soutient les actions Capitalia (+7%), Banca Popolare Verona e Novara (+5%), Mediobanca (+4,1%), Banca Intesa et Sanpaolo (+3,5 %), Monte dei Paschi di Siena (+2,2%).
L'effervescence déborde les frontières de l'Italie puisque Dexia progressait de +1,4% et bat un record annuel, Sté Générale gagnait +0,5%.
Sur le front macro-économique, calme plat: donnée statistique américaine ne fut publiée lundi après-midi.
En Europe, on a pris connaissance à la mi-journée du repli inattendu des commandes à l'industrie en Allemagne, premier en quatre mois. Le ministère allemand de l'Economie et du Travail a annoncé que le volume des commandes à l'industrie allemande avait reculé de 1,6 % en données ajustées des variations saisonnières au mois de décembre. Les commandes en provenances de d'Allemagne se sont repliées de 1,4 % ; les commandes intérieures, accusent un repli de 1,8 %.
Cette annonce a été suivie d'un affaiblissement de l'Euro (-0,5%) qui s'enfonce sous les 1,20$, en direction des 1,1950.
Le calme le plus plat règle sur les marchés obligataires qui finissent parfaitement inchangés en Europe et sont tout aussi stables aux USA à la mi-séance.
Publicité
