La clôture à Wall Street
Wall Street rebondit de plus de 2% avec les financières
| LA CLÔTURE DE WALL STREET |
Wall Street a rebondi de 2,16% jeudi, clôturant ainsi sur une note positive une semaine de quatre jours marquée par une grande volatilité, nourrie par les inquiétudes concernant la santé de l'économie américaine et plus particulièrement celle du secteur bancaire.
Le marché boursier américain, qui sera fermé vendredi pour cause de week-end pascal, a profité du rebond des valeurs financières mais aussi du reflux des cours du pétrole et de l'or, évolution qui a calmé les craintes de voir des tensions inflationnistes se profiler à l'horizon.
L'indice Dow Jones des 30 industrielles a ainsi gagné 261,66 points, soit 2,16%, à 12.361,32. Le S&P-500, plus large, a pris 31,09 points, soit 2,39%, à 1.329,51. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 48,15 points (+2,18%) à 2.258,11.
Sur l'ensemble la semaine, qui a vu les marchés actions bondir de quelque 4% mardi après la nouvelle baisse des taux de la Fed puis retomber de 2,5% le lendemain, les trois indices ont respectivement gagné 3,49%, 3,2% et 2,1%.
Wall Street a également profité de la poursuite du rebond de Fannie Mae et Freddie Mac, les deux premiers organismes de crédit américains, dont les titres remontent depuis trois jours dans l'espoir que les mesures prises par leur autorité de tutelle mercredi leur permettront de stabiliser le marché immobilier américain.
Fannie Mae et Freddie Mac, deux groupes semi-publics, ont encore respectivement gagné 11,69% et 8,96% après que Keefe, Bruyette & Woods a relevé sa recommandation sur ces deux valeurs au motif que la décision du régulateur de ramener de 30% à 20% le ratio de capitaux excédentaires qui leur est imposé devrait leur permettre d'injecter de l'argent frais dans un secteur en pleine crise.
L'annonce de la Réserve fédérale disant que sa première tranche de 75 milliards de dollars, sur un total de 200 milliards d'euros, qui sera injectée sur les marchés financiers s'appliquera à une palette de collatéral plus large qu'initialement prévu a accentué le rebond des valeurs financières en fin de séance.
L'indice S&P a ainsi rebondi de 6,94%, Goldman Sachs terminant ainsi en hausse de 7,89%, Citigroup de 10,24% ou encore Bank of America de 8,56%.
"Les investisseurs commencent à voir que la Fed est capable d'apporter de fraîches liquidités quelle que soit la gravité de la situation", a estimé Michael Williams, stratégiste chez Tocqueville Asset Management.
La Bourse américaine a également été soutenue par la hausse de 5,34% de General Electric, un des poids lourds de la cote, favorisée par la décision de Merrill Lynch de relever sa recommandation sur le conglomérat industriel.
La nouvelle baisse du pétrole, un moment repassé sous la barre des 100 dollars, a favorisé le géant de la distribution Wal Mart, les investisseurs se disant que les consommateurs souffriront moins que prévu de la hausse de la facture énergétique et se remettront donc à dépenser.