La clôture à Wall Street

Publié le par ludoverblog

Wall Street finit en baisse de 1,6% sur fond de crise financière

Les valeurs américaines ont fini en nette baisse vendredi, les craintes concernant la crise du crédit reprenant le dessus avec l'annonce d'un refinancement d'urgence accordé à la banque d'affaires Bear Stearns.

L'indice Dow Jones a cédé 1,6% ou 194,65 points à 11.951,09 points et le Standard & Poor's 500 2,08% ou 27,34 points à 1.288,14 points. Le composite du Nasdaq a reculé de 2,26% ou 51,12 points à 2.212,49 points.

Sur la semaine, le Dow a gagné 0,5%, le S&P a perdu 0,4% et le Nasdaq est inchangé.

La Réserve fédérale des Etats-Unis, prenant une mesure inédite depuis la Grande dépression des années 30, est venue au secours de Bear Stearns, cinquième banque d'affaires des Etats-Unis par le truchement de la banque JPMorgan Chase. Bear Stearns avait expliqué avant l'ouverture que sa situation de trésorerie s'était nettement détériorée ces 24 dernières heures.

Bear Stearns, dont le cours de Bourse a un moment plongé de 50%, a indiqué que cet argent lui permettrait de continuer ses opérations comme à l'accoutumée.

Bear Stearns a fini en repli de 45,88% à 30,85 dollars, entraînant dans sa chute les autres grandes banques. Lehman Brothers a dévissé 14,63% à 39,26 dollars, Citigroup de 6% à 19,81 dollars et JP Morgan Chase de 4,12% à 36,54 dollars.

"Quand on pense à Bear Stearns, l'endettement de ces banques d'affaires est énorme. Que va-t-il falloir liquider ?"; s'interrogeait Rick Campagna, gérant de portefeuille chez Provident Investment Council en Californie.

Toujours sur le thème des répercussions en chaîne liées à la crise des subprimes, l'agence de notation Moody's Investors Service a abaissé la note de la première caisse d'épargne du pays, Washington Mutual, à un niveau à la limite de la catégorie non spéculative. Washington Mutual a dégringolé de près de 13% à 10,57 dollars.

Selon un analyste de Bear Stearns, les sociétés financières de l'indice S&P 500 devraient annoncer des dépréciations d'actifs supplémentaires de 35 à 70 milliards de dollars au premier trimestre.

LES COMPAGNIES AÉRIENNES À LA PEINE

Dans ce contexte, le marché n'a pratiquement plus de doute que la Fed abaissera de façon énergique le coût du crédit à court terme de 75 points de base (trois quarts de point de pourcentage) lors de sa réunion de mardi. Son principal taux directeur sera ainsi ramené de 3% à 2,25%.

Egalement à la peine vendredi, les compagnies aériennes ont souffert du niveau très élevé des cours de l'or noir. Delta Air Lines a perdu 8,75%, Continental Airlines 7,27% et American Airlines (AMR) 6,85%.

"Les investisseurs commencent à réaliser que si on a une baisse durable de la demande des passagers et un maintien des prix du kérosène à leur niveau actuel, on va pouvoir se faire du souci sur la survie de certains transporteurs", commente l'analyste de Morningstar Brian Nelson.

L'indice des compagnies aériennes de l'Amex a perdu 4,6%.

Dans ce contexte de panique, la bonne surprise qu'a constitué la stabilité des prix à la consommation en février aux Etats-Unis est passée inaperçue.

Les prix à la consommation sont restés inchangés en février aux Etats-Unis, alors que les économistes anticipaient une hausse de 0,3%, grâce à un recul des prix de l'énergie, leur premier depuis août dernier.

A contre-tendance, Boeing a gagné 2,6% à 76,11 dollars après le relèvement par Morgan Stanley de sa recommandation sur le constructeur aéronautique, selon Theflyonthewall.com.

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Publié dans Bourse

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