Le point à Paris à mi-séance
CAC40: sous 4580, pluie de mauvais chiffres US, Or à 1000$.
(Cercle Finance) - La chute du Dollar sous les 1,56/E et le seuil symbolique des 100Yen continue de faire des ravages et la Bourse de Paris qui a vu ses pertes dépasser les -2,5% au milieu de la matinée.Avec l'espoir de la présentation d'un "plan de la dernière chance" par GW Bush pour sauver les millions de propriétaires menacés de la saisie de leurs logements et restaurer un peu de liquidité sur les dérivés de crédit immobiliers, le CAC40 réduit légèrement son repli à -2,4%... ce qui ne le met pas à l'abris d'une clôture sous les 4.566Pts (qui serait la pire de l'année et confirmerait l'émergence d'une nouvelle vague de baisse indicielle court ou moyen terme).
Alors que le Dollar perd pied face à toutes les devises concurrentes, le pétrole s'impose plus que jamais comme le placement refuge face au danger inflationniste et la perte de pouvoir d'achat du billet vert (GW déclare que cette faiblesse "n'est pas une bonne nouvelle"): le baril s'établit fermement au-dessus des 110$.. tandis que l'Or vient de s'inscrire à 13H30 pour la 1ère fois de son histoire à 1.000 l'once.
La stabilisation du niveau hebdomadaire du chômage aux USA passe inaperçue... en revanche, la chute de -0,6% des ventes de détail (-0,2% hors auto) confirme, s'il en était besoin que la consommation est bel et bien affectée par l'aggravation de la crise du crédit (et la Chine vient d'annoncer un net infléchissement de sa production industrielle en début d'année... à +15,4% contre +16,5% anticipé et +17,4% fin 2007).
La plus mauvaise nouvelle concerne les prix à l'importation (+0,2% en février) qui flambent de +13,6% en rythme annuel (+4,5% hors pétrole) aux USA tandis que les prix à l'export grimpent de +6,8% (et de +0,9% le mois dernier). Le prix du baril de pétrole importé fait un bond de +61% sur une année (de février à février)... et ce sera encore pire en mars.
Et pour courroner le tout, la faillite d'une filiale de Carlyle ("CCC" cotée à Amsterdam et qui perd 92% depuis début mars, dont -75% ce jeudi) met un coup de projeteur sur les difficultés de sociétés de fonds d'investissement qui ont misé sur les dérivés de crédit immobilier.
Dans un tel contexte, toutes les places mondiales dégringolent: le Dax30 et l'Eurostoxx 50 cèdent tous deux 2,5% et Londres abandonne 2%.
En Asie, les marchés ont chuté ce matin à l'instar du Nikkei ou du Hang Seng qui ont plongé de 3,33% et -4,8% repsectivement.
Rien de bon non plus à glaner du côté des publications de résultats tels que ceux de Lagardère, ADP ou Casino.
Aéroports de Paris (-2%) annonce un résultat net en hausse de 19,2% au titre de l'exercice 2007 et relève son objectif de croissance de l'Ebitda (excédent brut d'exploitation) d'ici à 2010.
Casino (-4,5%) a enregistré en 2007 un résultat net part de groupe en hausse de 35,7% à 814 millions d'euros et, sur la base des opérations poursuivies, de 52,4% à 664 millions.
Lagardère (-2,2%) a terminé l'année sur un résultat net part du groupe consolidé en progression de 83,5% à 534 millions d'euros.
Le titre Société Générale chute lui de 3,5% dans les premiers échanges alors que la banque fait l'objet d'une 'class action' internationale suite à la perte de près de 5 milliards d'euros essuyée par le groupe.
L'ensemble des valeurs financières souffre du climat tendu sur le marché du crédit (affaire "Carlyle") : Axa abandonne 4,3%, Crédit Agricole cède lui 4,6% et BNP Paribas -3,6%, et Dexia recule de -3%.
Mais c'est EADS (-5,65%) qui signe la plus forte baisse de l'indice CAC 40 alors que l'euro se maintient a un niveau record à 1,558 dollar face à l'euro.
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