La clôture à Wall Street
Wall Street a fini en baisse mardi mais bien au-dessus de ses plus bas du jour, de nouvelles informations sur le sauvetage du rehausseur de crédit Ambac rassurant les investisseurs en fin de séance.
Le marché avait jusqu'alors été pénalisé par les difficultés persistantes des valeurs bancaires, les déclarations du président de la Fed Ben Bernanke sur l'immobilier et le repli des valeurs de l'énergie dans le sillage des cours du pétrole.
L'indice Dow Jones a fini sur un repli de 45,10 points, soit 0,37%, à 12.213,80 et le Standard & Poor's 500 a cédé 4,58 points (-0,34%) à 1.326,76. Le Nasdaq Composite a quant à lui fini de justesse dans le vert, grignotant 1,68 point, soit 0,07%, à 2.260,28.
Le Dow a ainsi clôturé près de 200 points au-dessus de son plus bas de séance.
Les valeurs bancaires ont souffert des commentaires d'un analyste de Merrill Lynch prédisant de nouvelles pertes chez Citigroup, le numéro du secteur.
L'action Citi a perdu jusqu'à 8,1% pour toucher son plus bas niveau depuis neuf ans à 21,23 dollars, avant de terminer sur un repli de 4,29% à 22,10. Elle a également souffert des déclarations de l'agence d'investissement de Dubaï selon lesquelles le groupe pourrait avoir besoin de faire appel à des investisseurs étrangers pour se recapitaliser.
Parallèlement, Ben Bernanke, a estimé dans un discours en Floride que les défauts de remboursement de crédits immobiliers et les saisies de logements devraient continuer d'augmenter. Il a conclu que "cette situation requiert une réponse énergique".
Quant à Donald Kohn, vice-président de la Fed, il a jugé que les banques devaient envisager de réduire leurs dividendes pour privilégier le renforcement de leurs bilans.
Pour Paul Nolte, directeur des investissements d'Hinsdale Associates, "les investisseurs sont préoccupés par l'ampleur et la gravité des problèmes du subprime et de l'immobilier. Ceux-ci n'ont pas disparu et refont surface très régulièrement."
GOOGLE PÉNALISÉ PAR LE DÉPART D'UNE DIRIGEANTE
L'indice S&P des financières à cédé 0,81%, enchaînant sa quatrième séance consécutive de baisse, du jamais vu depuis décembre.
Les informations de la chaîne de télévision CNBC sur Ambac évoquant des progrès dans les discussions engagées par un groupe de grandes banques afin de refinancer le numéro deux du rehaussement de crédit, ont toutefois permis de limiter les dégâts au cours de la dernière heure d'échanges. Ambac a bondi de 7,85% à 10,72 dollars.
Le repli des cours du pétrole avait auparavant lui aussi pesé sur la tendance. Sur le Nymex, le brut léger américain affichait à la clôture une baisse de 2,93 dollars, soit 2,86%, à 99,52 dollars.
Les deux compagnies pétrolières du Dow Jones, Exxon Mobil et Chevron ont perdu respectivement 1,21% et 0,54%.
La baisse du marché en séance a un temps été accentuée par un mouvement de repli des technologiques. Intel a perdu jusqu'à 2,85%, à 19,44 dollars, au lendemain de la révision à la baisse de sa prévision de marge pour le trimestre en cours. Mais le titre limitait son repli à 0,05% en clôture, à 20,00 dollars.
Autre poids lourd du Nasdaq, Google a cédé 2,72% à 444,60 dollars après l'annonce du départ de Sheryl Sandberg, sa directrice des ventes, recrutée par le site communautaire Facebook. Le géant des services internet est retombé sous son plus bas de 52 semaines pour la première fois depuis son entrée en Bourse en août 2004.