La clôture à Wall Street
| LA CLÔTURE DE WALL STREET |
Les valeurs américaines ont fini sans tendance précise mercredi au terme d'une séance indécise, les investisseurs s'interrogeant sur l'efficacité des mesures de soutien au secteur du refinancement hypothécaire pour enrayer la crise du marché immobilier.
L'indice Dow Jones a fini quasiment inchangé en hausse de 0,07% ou 9,36 points à 12.694,28 points, tandis que l'indice Standard & Poor's 500, référence des gérants de fonds, finissait lui aussi stable mais dans l'autre sens. Il a perdu 0,09% ou 1,27 point à 1.380,02 points.
L'indice composite du marché Nasdaq a pour sa part gagné 0,37% ou 8,79 points à 2.353,78 points.
Après avoir ouvert en baisse puis s'être retourné à la hausse à l'annonce de la levée de certaines restrictions à l'investissement obtenues par les deux spécialistes américains du refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac , les marchés ont ensuite reperdu du terrain.
Les investisseurs se demandent si les sociétés de refinancement auront vraiment les ressources suffisantes pour empêcher une nouvelle détérioration du marché immobilier.
"Le logement est un problème, peut-être le plus important. Aussi tout chose qui l'aide est positive. Mais, au final, la question émerge : combien cela va-t-il vraiment faire, compte tenu du montant des fonds propres de Fannie et Freddie ?" résume Bill Stone, chez PNC Wealth Management.
Fannie Mae a finalement gagné 1,11% à 27,27 dollars, après avoir monté puis reculé, les investisseurs réfléchissant aussi à la perte de 3,6 milliards de dollars annoncée par le groupe au quatrième trimestre.
D'autant que la société a estimé qu'il pourrait y avoir une détérioration "importante" du marché de l'immobilier alors que les ventes de logements neufs sont tombées en janvier à leur plus bas niveau depuis 13 ans.
Freddie Mac, numéro deux du secteur derrière Fannie, a reculé de 0,48% à 25,09 dollars.
IBM A NOUVEAU EN FORME
Certaines valeurs financières et immobilières ont tout de même été recherchées dans le sillage de ces levées de restrictions. L'indice Dow Jones des promoteurs-constructeurs s'est apprécié de 2,48%. La banque Citigroup a gagné 3,09% à 25,72 dollars.
Sinon, le marché n'a pas non plus de très bons indicateurs économiques à digérer.
Les ventes de logements neufs ont reculé davantage que prévu en janvier, pour tomber à leur niveau le plus bas en rythme annualisé depuis février 1995, il y a pratiquement 13 ans. Et le prix de vente médian des logements neufs a chuté à son niveau le plus bas jamais enregistré.
Les commandes de biens durables ont chuté plus fortement que prévu en janvier selon les chiffres publiés mercredi par le département du Commerce.
Dans ce contexte, les valeurs annonçant des nouvelles jugées positives ont tiré leur épingle du jeu. Ainsi International Business Machines a gagné 1,82% à 116,46 dollars.
Après avoir annoncé mardi un plan de rachat d'actions de 15 milliards de dollars, Big Blue s'est déclaré mercredi plus confiant sur ses activités aux Etats-Unis depuis le début de cette année qu'il ne l'était au quatrième trimestre 2007, allant à l'encontre des craintes sur un ralentissement de l'investissement des entreprises.
Toujours aux technologiques, Apple s'est apprécié de 3,2% à 122,96 dollars et Research In Motion, le fabricant canadien du Blackberry, de 3,48% à 111,50 dollars.
DreamWorks Animation SKG> s'est adjugé près de 5 à 25,65 dollars au lendemain de l'annonce d'un quatrième bénéficiaire grâce à une bonne demande pour son DVD "Shrek le troisième".
Dans un secteur analogue, la société de location de films en ligne Netlix a bondi de 11,83% à 32,43 dollars après avoir relevé ses prévisions trimestrielles et annuelles de résultat, de chiffre d'affaires et de nombre d'abonnés.