La clôture à Paris
Il est légitime d'évoquer une ruée incoercible vers les actions: il s'est en effet échangé pas moins de 6,6MdsE sur le CAC40 et 7,6MdsE sur l'ensemble des compartiments de la cote. Et que dire des +2,25% engrangés par la bourse de Francfort: cela fait +4% en 48H... et c'est la plus forte hausse jamais enregistrée depuis fin septembre 2003 (mais le marché ressortait alors tout juste du gouffre !).
Les 4 premières séances de la semaine se soldent maintenant par un gain de +2,15% à Paris... mais c'est une performance relativement modeste en regard des +3,75% engrangés par Francfort.
Ainsi, les investisseurs agisent comme si l'Allemagne (et ses entreprises phare) pouvait constituer le moteur de la croissance en Europe en 2006 si l'on en croit un indice IFO revenu au plus haut depuis le printemps 2000.
Aux Etats Unis, les commandes de biens durables progressent de +1,3% au mois de décembre mais cette fois-ci, c'est la composante "automobile" qui se distingue (+6,6%) tandis que le secteur "aéronautique" enregistre un déclin de -8,1% (après 2 mois fastes consécutivement).
Sur l'ensemble de l'année 2005, les commandes de biens durables grimpent de +8,2%... à comparer avec +10% en 2004.
Wall Street a rouvert comme prévu en hausse de +0,65% (General Motors décroche de -6,3% après creusement de ses pertes) et le Nasdaq gagne même +0,8%, malgré le plongeon de -16% de Juniper Networks.
Les marchés obligataires poursuivent leur décrue au lendemain d'une adjudication très laborieuse de 22Mds$ de T-Bonds à "2 ans": les Bunds décrochent de -0,4% et affiche un rendement de 3,47%, le pire depuis le 23 novembre 2005 (3,53%) puis le 6 mai 2005 (avec un pic à 3,43%... soit le niveau observé hier soir).
Il est fort possible qu'un phénomène de " vases communicants" entre l'obligataire et les actions expliquent que les places européennes affichent ce jeudi une hausse moyenne de +1,77% qui permet à l'Euro-Stoxx (+2,5% en 4 séances) de revenir au contact à 1% de son record annuel (le CAC40 à 0,5%).
Parmi les valeurs les plus en vue, Lafarge gagne +6,6% (relèvement de recommandation d'Exane BNP Paribas), l'autre specialiste des matériaux de construction +4,2%, Schneider +4,15%. Les valeurs bancaires caracolent en tête des plus fortes hausses du CAC40: ABN Amro est passée à " sur-performance " sur les banques françaises. Société générale s'envole de 3,95%, Crédit Agricole gagne 2,57% et BNP Paribas s'adjuge 2,4%.
Carrefour (-0,6%) est le seul titre du CAC40 (et l'un des rares du SBF-120) à reculer de plus de 0,5%, en compagnie d'EADS (-0,8%).
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