La clôture à Paris
Le CAC 40 chute mais préserve les 4800 points.
(Cercle Finance) - Après une incursion en territoire positif en début d'après midi, les marchés européens sont repartis à la baisse, dans le sillage de Wall Street.Le rebond suscité par la publication d'un indice des directeurs d'achat en hausse au mois de février dans la Zone euro aura été de courte durée. Les valeurs automobiles étaient particulièrement mal orientées ce vendredi.
Le CAC 40 a chuté de 0,7% à 4824 points ce vendredi toutefois le bilan hebdomadaire de l'indice vedette de la place de Paris est positif et s'élève à 1,1%. La volatilité aura été le maître mot sur les marchés financiers ce vendredi. L'extrême volatilité aura d'ailleurs été une constante sur les places financières tout au long de la semaine.
Les autres places européennes ont également terminé la séance dans le rouge à l'instar du Dax qui a reculé de 1,4% ou du FTSE qui a abandonné 0,7%.
Outre Atlantique, les marchés évoluent également en territoire négatif, le Dow Jones abandonne 0,4% et le Nasdaq cède 0,9%. Les opérateurs semblent préoccupés par la dégradation de Freddie Mac et Fannie Mae par un analyste.
Sur le front économiques, les nouvelles n'étaient globalement pas de nature à soutenir le moral des investisseurs, en dehors de l'indice composite PMI relatif au climat des affaires dans la zone euro. Celui-ci a en effet grimpé à 52,7 points après s'être établi à 51,8 en janvier, selon les données publiées ce vendredi par NTC et la banque RBS.
En revanche, les entrées de commandes dans l'industrie ont baissé de 3,6% dans la zone euro en décembre 2007 comparé à novembre 2007. L'indice avait progressé de 2,0% en novembre (+2,5% initialement).
En France, les chefs d'entreprise interrogés en février témoignent d'un léger fléchissement de la conjoncture industrielle, selon les résultats de l'enquête de conjoncture dans l'industrie de l'Insee. L'indicateur synthétique du climat des affaires a baissé d'un point à 107.
Enfin, les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés ont reculé de 1,2% en janvier, en volumes chaînés, selon les chiffres dévoilés ce matin par l'Insee. Cette contraction intervient après une hausse de 2,1% en décembre, révisé de +0,1 point.
Au chapitre des sociétés, les valeurs automobiles terminent sur de lourdes pertes.
Renault signe la plus forte baisse du CAC 40 avec un repli de 5,1% alors que les analystes de Morgan Stanley abaissent leur objectif de cours de 81 à 66 euros : l'analyste a fait part de craintes concernant des ventes décevantes en janvier pour Nissan. Dans son sillage, Peugeot a plongé de 3,5%.
Après avoir évolué en nette baisse tout au long de la journée, Michelin s'est replié de 0,3%. Le géant du pneumatique a annoncé ce matin une hausse des prix de ses pneus tourisme, camionnette, poids lourd et matériel agricole en Europe, en raison de l'augmentation du coût des matières premières.
GDF (-4,3%) et Suez (-2,1%) étaient également en petite forme.
Le Comité Central Européen de GDF a, une fois encore, reporté jeudi 21 février son avis concernant la fusion avec Suez indique une porte parole de GDF contacté par Cercle Finance.
Suez serait de son côté sur le point de lancer une offre alternative à celle de Montagu sur Biffa avec Terra Firma, un fonds de capital investissement, rapporte le Financial Times de vendredi.
Hors CAC 40, Ipsen (+5,2%) a été porté par la recommandation de mise sur le marché de l'Adenuric(R) (febuxostat), traitement de l'hyperuricémie chronique chez les patients souffrant de goutte, par le Comité des médicaments humains de l'Agence Européenne du Médicament (EMEA).
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