La clôture à Wall Street
| LA CLÔTURE DE WALL STREET |
NEW YORK (Reuters) - Wall Street a effacé mardi en fin de séance ses modestes gains, terminant en très légère baisse, après le nouveau record atteint par les cours pétroliers, pénalisée en outre par les opérateurs télécoms.
La tendance avait été auparavant soutenue notamment par les bons résultats de Wal-Mart.
L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 10,99 points, soit 0,09% à 12.337,22. Le S&P-500, plus large, a perdu 1,21 point, soit 0,09%, à 1.348,78.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 15,60 points (-0,67%) à 2.306,20.
Les opérateurs télécoms ont aussi pesé sur la tendance en raison de craintes d'une guerre de prix entre eux. AT&T a cédé 5,25% à 35,89 dollars et Sprint Nextel 3,55% à 9,23 dollars.
Le baril de brut léger américain a atteint un nouveau record en séance mardi à 100,10 dollars, sur des craintes concernant l'approvisionnement pétrolier.
Les anticipations d'un statu quo ou d'une baisse de la production de l'Opep le mois prochain contribuent notamment à soutenir l'or noir.
"Ce franchissement de la barre des 100 dollars le baril n'a pas aidé la tendance à Wall Street", estime Joe Saluzzi, chez Themis Trading. "Cela a semblé être le déclencheur (du léger retournement à la baisse) mais il n'y avait pas vraiment pas matière à un rally des marchés actions".
La progression était auparavant modeste, portée notamment par Wal-Mart, qui a gagné finalement 0,44% à 49,66 dollars, après être monté en séance à 50,32. Le numéro un mondial de la grande distribution a fait état d'un bénéfice courant supérieur aux attentes au quatrième trimestre , un élément rassurant sur le comportement des consommateurs américains dans le contexte actuel du ralentissement de l'économie.
Le rebond du baril a soutenu par ailleurs les compagnies pétrolières Exxon Mobil (+1,92%) ou Chevron, qui a gagné 1,45% à 84,81 dollars, pour son premier jour de cotation en tant que nouvelle valeur de l'indice Dow Jones.
LES FINANCIERES A LA PEINE
Les financières ont elles pesé sur la tendance. Ambac Financial a cédé 2,74%. Le rehausseur de crédit étudie la possibilité d'une augmentation de capital d'au moins deux milliards de dollars dans le but de conserver sa notation au maximum, croit savoir le Wall Street Journal de mardi.
La banque d'affaires américaine Lehman Brothers a, selon le Wall Street Journal, estimé autour de 1,3 milliard de dollars les possibles dépréciations qu'elle pourrait être amenée à inscrire, son dernier trimestre apparaissant comme le plus mouvementé depuis que la crise de l'immobilier a éclaté aux États-Unis. Le titre Lehman a reculé de 2,19%.
Le Financial Times écrit de son côté que les banques américaines ont emprunté près de 50 milliards de dollars de fonds à un mois auprès de la Fed au cours des dernières semaines.
A la hausse, l'assureur AIG a toutefois pris 2,0% après les commentaires positifs du magazine Barron's à son égard.
Aux technologiques, Microsoft a cédé 0,49%. Le géant des logiciels n'hésitera pas à s'adresser directement aux actionnaires de Yahoo cette semaine pour les convaincre d'accepter son offre, laquelle a jusqu'à présent été rejetée par le conseil d'administration, selon le blog Dealbook du New York Times. Yahoo a cédé 2,19% à 29,01 dollars.
L'action du groupe pharmaceutique américain Onyx Pharmaceuticals a elle plongé de 26,43% à 33,09 dollars, au lendemain de l'annonce de l'arrêt d'une étude sur le Nexavar, des tests ayant montré que cet anti-cancéreux n'augmentait pas l'espérance de vie de patients atteints d'un cancer du poumon.
Côté indicateurs, le sentiment s'est amélioré dans le secteur de l'immobilier aux Etats-Unis en février, contre toute attente, observe mardi la National Association of Home Builders (NAHB), qui remarque toutefois que son indice reste proche de ses plus bas historiques.