La clôture à Wall Street
NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en ordre dispersé mardi, avec d'une part des indices Dow Jones et S&P-500 en hausse après l'annonce d'un plan de l'investisseur Warren Buffett pour voler à la rescousse des principaux rehausseurs de crédit des États-Unis, mais de l'autre un Nasdaq qui a effacé tous ses gains dans les derniers échanges.
L'indice Dow Jones des trente principales valeurs a clôturé en hausse de 1,09%, soit 133,40 points, à 12.373,41, ajoutant ainsi à ses gains de la veille, tandis que l'indice élargi Standard & Poor's 500 a pris 0,73% (9,73 points) à 1.348,86.
En revanche, le composite du marché Nasdaq, à forte composante technologique, a fini sur une note stable en pourcentage à 2.320,04.
Le milliardaire Warren Buffett a provoqué la surprise en proposant aux trois principaux rehausseurs de crédit américains de reprendre à son compte pour 800 milliards de dollars de risques sur leurs portefeuilles, moyennant une commission.
Cette annonce a apaisé en partie les craintes de voir ces sociétés financières, en difficulté dans le sillage de la crise des "subprimes", perdre leurs excellentes notes crédit, ce qui aggraverait en retour la situation sur les marchés en forçant notamment les investisseurs à se débarrasser de plusieurs milliards de dollars d'obligations émises par les collectivités.
L'indice S&P de l'ensemble des valeurs financières a clôturé sur un gain de 1,36% et le géant américain des services financiers, Citigroup, s'est adjugé 1,55% à 26,21 dollars.
"Buffett n'est pas venu nous dire que les problèmes sont terminés", résume David Bianco, chef stratège chez UBS à New York. "Mais son action suggère que pour ceux qui savent ce qu'ils font, il y a beaucoup de valeur à trouver dans les financières."
En revanche la réaction boursière des rehausseurs concernés est très différente. Si les deux leaders américains, MBIA et Ambac Financial, ont dans un premier temps salué eux aussi la nouvelle, ils terminent tous deux en chute libre de plus de 15% à l'idée que dans le scénario proposé par Buffett, ils ne conserveraient que leurs actifs les plus risqués.
RIM PÈSE SUR LE NASDAQ
Les financières ont sinon également été soutenues par les propos d'AIG, celui-ci ayant déclaré que les pertes potentielles sur un portefeuille de dérivés, évoquées la veille, n'auraient sans doute pas d'impact tangible.
L'assureur, qui avait décroché de près de 12% lundi, a repris 3,1% à 46,14 dollars.
Le Nasdaq a été pénalisé quant à lui par les difficultés que rencontre actuellement le fabricant du BlackBerry, Research in Motion. Le groupe, victime la veille d'une panne de service encore inexpliquée, a perdu 3,14% à 91,50 dollars.
Les analystes précisent toutefois qu'une baisse brutale des volumes de transactions en fin de séance peut avoir légèrement faussé la tendance.
Egalement en baisse, le constructeur automobile General Motors a abandonné 1,92% à 12,52 dollars après avoir fait état d'une perte nette au quatrième trimestre et d'une baisse de son chiffre d'affaires sur la période.
En revanche, le groupe pharmaceutique Boston Scientific a gagné 0,89% à 12,52 dollars grâce à des résultats meilleurs que prévu. Le groupe d'agrochimie Monsanto a pris lui aussi 0,89%, pour un cours de 115,05 dollars, les investisseurs se félicitant surtout dans son cas qu'il ait relevé ses objectifs de résultats pour 2008.