La clôture à Paris

Publié le par ludoverblog

Paris: 5 séances de repli sur 6; Shanghai rouvre dans 48H.
(Cercle Finance) - Paris aligne une 5ème séance de repli sur une série de 6 et a démontré une nouvelle fois toute sa vulnérabilité en effaçant en quelques dizaines de minute la totalité du terrain reconquis en l'espace de 6 heures de cotations depuis le plancher inscrit vers 4.
650Pts peu après l'ouverture.
Le CAC40 tutoyait son plancher de clôture du 23 janvier dernier à une dizaine de points près à moins de 90 minutes de la clôture: parti de 4.645Pts (-1,4%) vers 16H05, l'indice parvenait à réduire ses pertes de moitié mais pas à se repositionner au-dessus des 4.700Pts.

La pression baissière semble inexorable... mais les volumes, à peine supérieurs à 5,5MdsE ne semble pas traduire de nouvelle offensive de la part des vendeurs.
Les acheteurs en revanche, semblent avoir démissionné: tout les incitait à rester sur la défensive: attendu en hausse en préouverture, le Dow Jones affichait jusqu'à 100Pts de baisse alors que l'assureur AIG perd ce soir plus de 11% et se retrouve (à 44,55$) au plus bas niveau observé depuis octobre... 1998.

"L'affaire AIG" met un coup de projecteur sur l'exposition de nombreux intermédiaires financiers à de lourdes pertes sur les "CDS" (credit default swaps) qui ont fait l'object d'une spéculation effreinée lorsque l'appétit pour le risque était maximal, en pleine euphorie immobilière: dès lors que le non remboursement des prêts se matérialise, les vendeurs de "prime" font face à des pertes potentiellement colossales (effet de levier oblige).

Les opérateurs sont également incités à se montrer prudents compte tenu du diagnostic économique peu rassurant du G7 ce week-end à Tokyo (Henry Paulson n'a convaincu personne en déclarant que "tant qu'une économie progresse (même faiblement)... il n'y a pas de récession".
Le pessimisme est aussi renforcé par le démenti apporté par Jean Claude Trichet concernant l'examen d'une possible baisse du taux Repo de la BCE.

En outre, les marchés craignent une remontée du brut après les menaces de suspension des livraisons à destination des Etats-Unis par Hugo Chavez après qu'ExxonMobil ait demandé le gel d'actifs de la société nationale des pétroles vénézuélienne et alors qu'une vague de froid continue de déferler sur le Nord des Etats-Unis (région des Grands Lacs en partie paralysée par une tempête de neige).

Sur le front des valeurs, Société Générale signe une nouvelle fois la plus forte baisse du CAC40 (- 4,05%), après l'annonce d'une augmentation de capital au prix choc de 47,5 euros par action (soit un total de 5,5 milliards d'euros), offrant une décote de pratiquement 40% par rapport au cours de bourse de vendredi.

En outre, BNP Paribas (-1%) étudierait une offre sur la Société Générale, malgré les réticences de son directeur général, Baudoin Prot. A en croire La Lettre de L'Expansion, la banque de la rue d'Antin serait prête à faire une offre à 93 euros sur les titres de la Société Générale, au dessous des 120 euros du consensus des analystes... mais la direction de la BNP-Paribas indique exclure une "offre hostile" et attendre une "ouverture" (comprendre: un appel du pied) de la part de la direction de la "Soc Gen".

Globalement, le secteur bancaire est resté sous pression (-2% en Europe en moyenne) et à Paris, le Crédit Agricole et Dexia reculaient de -1,25% et AXA de -2% (Natixis, hors CAC40 chutait de -3,9%).
Hors CAC40, Legrand plongeait de 5,65% (à 18,4E) dans le sillage d'une dégradation des analystes d'UBS. Dans une étude publiée ce matin, UBS indique être passé de 'neutre' à 'vendre' sur le titre, avec un objectif abaissé de 25 à 18 euros.

Schneider Electric affichait quant à lui un repli de 2,25%, victime lui aussi d'une dégradation de recommandation d'UBS. 'Schneider et Legrand affichent la plus forte exposition aux marchés finaux les plus risqués (construction, industrie en général)', explique le broker.

C'est toutefois Ingenico qui enregistre de loin la plus forte baisse sur le SRD (-11,1%) après avoir dévoilé, ce week-end, le projet d'acquérir l'américain Hypercom à un prix de 6,25 dollars l'action, ce qui représente une prime de 58% par rapport aux cours actuels de ce groupe.

Wall Street revenait à l'équilibre à mi-séance et le Nasdaq réussissait à grappiller +0,2% dans le sillage d'Apple (+2,5%)... mais beaucoup d'opérateurs sont anxieux en perspective d'une chute des indices chinois à la reprise des cotation mercredi matin alors que Hong Kong a reperdu 3,65% lundi matin et affiche déjà -19% depuis le 1er janvier.

Les investisseurs ont encore en mémoire l'impact d'un effondrement de la bourse de Shanghai un certain 23 février 2007 qui avait contaminé l'ensemble des places occidentales.

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Publié dans Bourse

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