La clôture à Wall Street

Publié le par ludoverblog

Wall Street se remet à douter sur les taux et finit en baisse

LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Jennifer Coogan

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en baisse mercredi pour la troisième séance d'affilée, affectée cette fois dans les derniers échanges par les propos de deux responsables de la Fed venus contrarier la perspective de nouvelles baisses de taux aux États-Unis.

L'indice Dow Jones des trente principales valeurs a clôturé en repli de 0,53%, soit 65,03 points, à 12.200,10, l'indice élargi Standard & Poor's 500 a perdu 0,76% (10,19 points) à 1.326,45 et le composite du marché Nasdaq, à forte composante technologique, a abandonné 1,33% (30,82 points) à 2.278,75.

Wall Street semblait pourtant vouloir rebondir dans le sillage des résultats et prévisions de Disney et Time Warner.

Disney a fait état d'une baisse de son bénéfice trimestriel, mais moins forte que prévu , et le titre a grimpé de 4,76% à 31,50 dollars, tandis que Time Warner a pris 2% à 15,71 après avoir déclaré qu'il n'excluait pas de battre le consensus cette année .

Le marché a également été soutenu par l'annonce d'une hausse de la productivité au quatrième trimestre et d'une augmentation moins forte que prévu de la mesure d'inflation qui accompagne la statistique .

RETOUR DES CRAINTES SUR LES TAUX

Mais ce rebond a fait long feu, le président de la Fed de Philadelphie Charles Plosser ayant déclaré que malgré le ralentissement économique à venir, l'inflation restait préoccupante , tandis que son collègue de la Fed de Richmond, Jeffrey Lacker, a précisé que si la banque centrale américaine privilégiait actuellement les risques pesant sur la croissance, elle ne pouvait laisser totalement de côté les risques inflationnistes .

En rappelant ainsi que la Fed surveille toujours l'inflation à un moment où les marchés se préparent à l'hypothèse d'une récession, les deux présidents ont relancé les spéculations sur les prochaines baisses de taux de la banque, alors qu'une nouvelle détente monétaire en mars semblait acquise.

Depuis septembre, la Réserve fédérale a réduit son principal taux directeur en tout de 2,25 points de pourcentage pour soutenir l'économie face à la crise de l'immobilier et aux turbulences des marchés de crédit.

Wall Street a également mal réagi à l'annonce par le distributeur américain Macy's d'une chute en janvier de 7,1%, plus forte que prévu, des ventes de ses magasins ouverts depuis au moins un exercice entier. La maison mère des enseignes Macy's et Bloomingdale, qui a trébuché en séance de 4,62% à 23,94 dollars, a également dévoilé une restructuration drastique pour réduire ses coûts, avec notamment la suppression de 2.300 emplois.

Les compagnies aériennes ont en revanche gagné du terrain, soutenues par la détente observée sur le marché du pétrole - le brut léger US a perdu 1,5% dans le sillage du dernier rapport sur les stocks pétroliers américains - et sur des rumeurs de fusion dans le secteur.

Delta Airlines s'est adjugée 5,4% à 17,95 dollars alors que les spéculations sur un rapprochement avec Northwest Airlines vont bon train depuis des semaines. L'indice Amex du secteur a pris 3,27%.

En revanche, l'opérateur boursier franco-américain NYSE Euronext a dévissé à New York de 2,82% à 69,03 dollars, toujours affecté par le report de certaines réductions de coûts qui a éclipsé un bénéfice trimestriel plus que triplé.

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Publié dans Bourse

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