La clôture à Wall Street

Publié le par ludoverblog

Wall Street rechute avec l'économie, AT&T et Countrywide

LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Jennifer Coogan

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en forte baisse mardi, un avertissement de l'opérateur télécoms AT&T sur les dépenses des consommateurs et des rumeurs de faillite du numéro un américain du crédit immobilier Countrywide alimentant les craintes ambiantes sur l'économie.

L'indice Dow Jones des 30 principales valeurs, qui était parvenu à finir la veille en légère hausse, a reperdu 1,86%, soit 238,42 points, à 12.589,07 points, tandis que l'indice élargi Standard & Poor's 500 a clôturé en baisse de 1,84% (25,99 points) à 1.390,19.

Les pertes du Dow sur les cinq premières séances de 2008 sont les pires qu'il ait subies pour un début d'année depuis 1991. Les pertes du S&P-500 sur cinq séances (5,32%) sont les plus fortes de l'histoire de l'indice.

Le composite du marché Nasdaq, à forte composante technologique, a quant à lui de nouveau lâché 2,36% (58,95 points) à 2.440,51, son plus bas niveau depuis mars 2007.

Les marchés actions américains ont connu une séance très volatile, rythmée par les craintes sur l'ampleur de la crise des marchés de crédit et sur les perspectives de ralentissement de l'économie américaine en 2008.

Ces dernières ont été avivées en toute fin de séance par des déclarations du directeur général du premier opérateur de télécommunications des États-Unis, Randall Stephenson, celui-ci ayant déclaré au cours d'une conférence qu'AT&T était confronté à une faiblesse de son activité grand public. L'action du groupe a clôturé en baisse de 4,8% à 39,07 dollars, après avoir perdu un temps jusqu'à 8%.

LES DEFENSIVES SOUTENUES PAR LES CRAINTES DE RECESSION

Avant lui, le numéro un américain du crédit immobilier Countrywide Financial avait déjà pesé sur la cote en touchant un plus bas de 5,05 dollars sur des rumeurs de faillite. Le groupe a démenti ces bruits , mais l'action a néanmoins terminé en forte baisse de 27,4% à 5,55 dollars, sa pire performance depuis le krach boursier de 1987.

Elle a entraîné dans son sillage les financières (Citigroup a perdu 4,03% à 27,12 dollars) et les spécialistes du rehaussement de crédit, comme Ambac qui a dégringolé de 17,3% à 19,42 dollars.

"La persistance des rumeurs selon lesquelles les institutions financières ne pourront faire l'économie de mesures draconiennes pour renforcer leurs fonds propres, en particulier dans le secteur du logement, voilà ce qui fait baisser le marché", résume Peter Kenny de Knight Equity Markets,.

La firme de courtage en ligne E*Trade Financial a chuté quant à elle de 20,49% à 2,25 dollars, sous des plus bas de onze ans, les intervenants redoutant que les pertes croissantes accumulées dans son activité de crédit immobilier ne contraignent le groupe à supprimer des emplois.

Lundi, la valeur avait déjà abandonné 12,4%. Sur l'ensemble de 2007, elle avait signé la plus mauvaise performance de l'indice S&P-500 avec une chute libre de 87%.

Signe de l'inquiétude des investisseurs à l'idée d'une récession américaine, les rares valeurs à avoir tiré leur épingle du jeu sont les défensives, comme les groupes pharmaceutiques Merck et Pfizer qui ont pris respectivement 2,9% à 59,58 dollars et 1% à 23,46 dollars.

La faiblesse du jour, quasi-générale, s'est faite sentir au-delà des financières et jusqu'aux compagnies aériennes, comme UAL, maison mère d'United Airlines, qui a chuté de 16,4% à 24,39 dollars face au rebond du brut.

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Publié dans Bourse

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