La clôture à Wall Street
| LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS |
NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé lundi en légère hausse, soutenue par les valeurs défensives comme celles de la pharmacie, mais les inquiétudes concernant l'économie américaine restent marquées, dans un marché très volatil.
L'indice Dow Jones des 30 industrielles a gagné 27,31 points, soit 0,21%, à 12.827,49. Le S&P-500, plus large, a pris 4,55 points, soit 0,32%, à 1.416,18.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 5,19 points (-0,21%) à 2.499,46.
Echaudés par les mauvais chiffres de l'emploi qui ont ravivé vendredi les craintes d'une récession américaine , les investisseurs se sont détournés des valeurs susceptibles de souffrir d'un ralentissement de la croissance mondiale, technologiques ou grosses valeurs industrielles comme Boeing et Alcoa, qui ont perdu respectivement 3,44% et 5,05%.
Les marchés se sont au contraire portés sur des valeurs défensives comme celles de la pharmacie. Merck a pris ainsi 1,88% à 57,92 dollars.
Le cigarettier Altria a lui grimpé de 3,11% à 77,23.
Les valeurs technologiques ont elles pesé sur l'indice Nasdaq, à l'instar d'Apple qui a perdu 1,34% à 177,64 dollars.
Motorola a lui cédé 0,6%. Le numéro trois mondial de la téléphonie mobile, a annoncé vendredi qu'il passerait une charge de 90 millions de dollars avant impôt dans ses comptes du quatrième trimestre pour couvrir les frais de départ de 1.600 salariés. L'équipementier télécoms a précisé que les suppressions d'emplois concernées ont déjà été annoncées .
A la banque, Citigroup a finalement terminé sur une note stable (+0,07% à 28,26 dollars). La première banque américaine envisage de réduire de 5 à 10% ses effectifs qui se montent actuellement à 327.000 personnes, a rapporté la chaîne de télévision CNBC sans citer ses sources .
La banque d'affaires américaine spécialisée dans les PME Jefferies a elle plongé de 5,66% après avoir dit prévoir une perte inattendue au quatrième trimestre, conséquence de la mauvaise performance de ses activités de gestion d'actifs et à haut rendement, de pertes dans le trading et d'une hausse des primes de fin d'année pour ses banquiers et traders.
REBOND D'INTEL
Intel a rebondi, gagnant 0,93% à 22,88. Le titre du numéro un mondial des semiconducteurs avait essuyé une baisse marquée la semaine dernière, après des abaissements de recommandation.
McDonald's a pris 1,72%. Le numéro un mondial de la restauration rapide installera un coin café dans ses 14.000 restaurants aux Etats-Unis, entrant en concurrence directe avec la chaîne de café Starbucks.
Cette initiative est destinée à accroître d'un milliard de dollars par an les ventes annuelles de McDonald's qui s'élèvent à 21,6 milliards de dollars.
Au niveau macroéconomique, les marchés restent prudents concernant la conjoncture américaine, craignant toujours une récession. Le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a affirmé de son côté que l'administration Bush tentait de limiter l'impact de la crise du marché immobilier sur l'économie plutôt que d'introduire dans la précipitation de nouvelles mesures pour stimuler l'économie.
Les incertitudes géopolitiques ont aussi pesé un temps sur la séance. En hausse à l'ouverture, le marché a accusé le coup après l'annonce d'un incident entre les Etats-Unis et l'Iran dans le détroit d'Ormouz mais les indices ont regrimpé la pente peu après la clôture des Bourses européennes.
Le Pentagone a confirmé que des vedettes iraniennes avaient croisé ce week-end aux abords de trois bâtiments de guerre américains dans le détroit d'Ormouz et leur avaient adressé des menaces par radio. La Maison blanche a réagi en demandant à l'Iran de s'abstenir de toute provocation.