Le point à Paris à mi-séance
Paris: en repli, pénalisé par les valeurs de la construction
(Cercle Finance) - La Bourse de Paris poursuit son repli dans un climat marqué par la vigueur des cours du pétrole.Les investisseurs s'inquiètent également des conséquences de la crise du 'subprime'. Ainsi, les valeurs de la construction partissent de ce climat de défiance.
A la mi-séance, l'indice CAC 40 recule de 0,6% à 5518 points, tandis que Londres et Francfort affichent des replis de respectivement 0,3% et 1,1%.
L'indice paneuropéen DJ Euro STOXX 50 lâche de son côté 0,5% à 4316,1 points.
Après la forte déception liée à l'indice ISM du secteur manufacturier hier, ce fut au tour du bref passage du prix du baril de brut américain au-dessus du seuil des 100 dollars pendant la nuit d'alimenter les craintes des investisseurs ce matin.
Le prix du baril continue de se maintenir à des niveaux élevés et se traite à près de 99,9 dollars le baril.
Sans surprise, le compartiment énergétique profite de la vigueur des prix pétroliers pour signer, aux côtés des services aux collectivités, la meilleure performance sectorielle de ce début de journée.
A Paris, Total progresse ainsi de 2,5%.
Mais c'est Gaz de France qui signe la plus forte hausse avec un gain de 3,7%, suivi par Suez qui s'adjuge 2,5%.
Toujours dans le secteur des services aux collectivités, Veolia Environnement progresse de 1,4% et EDF gagne 0,3%.
Le niveau des stocks américains de pétrole sera connu cet après-midi.
A l'inverse, les valeurs liées au secteur de la construction sont mal orientées.
Ainsi, Vinci (-3,4%), Bouygues (-3,2%) ou Lafarge (-2,6%) figurent parmi les plus fortes baisses du CAC 40.
Le titre Vinci avait déjà été chahuté la veille, jour où le groupe a annoncé s'être porté acquéreur d'un bloc d'actions Aéroport de Paris représentant 3,3% du capital de la société.
Coté sur le SBF 120, NicOx s'adjuge 5,3%, alors que Pfizer a débuté au Japon une étude clinique de phase II sur le PF-03187207, un traitement expérimental contre le glaucome développé dans le cadre d'un accord de collaboration entre les deux groupes.
Valeo concède lui 2,6% alors que Morgan Stanley a déclaré auprès de l'AMF qu'il "n'a pas l'intention d'acquérir le contrôle de Valeo".
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