La clôture à Wall Street

Publié le par ludoverblog

Clôture mitigée à Wall Street, le crédit inquiète encore

LA CLÔTURE DE WALL STREET

NEW YORK (Reuters) - Les marchés boursiers américains ont terminé en ordre dispersé jeudi, les prévisions optimistes du groupe industriel Honeywell pour 2008 n'ayant pas suffi à occulter les craintes liées à la crise du crédit.

Dopé par la forte hausse d'Honeywell, l'indice Dow Jones a terminé sur une progression de 44,06 points, soit 0,33%, à 13.517,96. Le Standard & Poor's 500, plus large, a progressé de 1,82 point (0,12%) à 1.488,41. Mais l'indice Composite du Nasdaq a perdu 2,65 points (-0,1%) à 2.668,49 points.

Honeywell, qui a fini à 60,65 dollars (+5,04%) après avoir déclaré que son bénéfice par action 2008 devrait dépasser le consensus actuel , a contribué à lui seul à plus de la moitié de la hausse du Dow.

Il a ainsi compensé en partie le regain d'inquiétude lié à la crise des "subprime". Car en dépit des injections massives de liquidités annoncées mercredi par la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne, la Banque d'Angleterre, la Banque du Canada et la Banque nationale suisse, - leur première démarche commune depuis les attentats du 11 septembre 2001 - les marchés continuent de craindre un assèchement du crédit.

Le sentiment pessimiste a aussi été nourri par les résultats trimestriels de la banque d'investissement Lehman Brothers, venus souligner les menaces qui pèsent sur la rentabilité du secteur financier.

Signe de la tension persistante, les taux interbancaires n'ont enregistré ce jeudi qu'un repli très limité, alors que le plan des banques centrales vise justement à les faire baisser.

"Les gens ne croient pas que la Fed ait résolu le problème. L'initiative d'hier n'a pas restauré la confiance sur le marché et c'est la raison pour laquelle toutes les financières sont massacrées", résume Stephen Massocca, de Pacific Growth Equities.

La baisse très limitée des taux interbancaires, poursuit-il, "traduit un manque total de confiance. Les banques ne veulent pas se prêter les unes aux autres, même aujourd'hui."

LES BANQUES ENCORE MALMENEES

Lehman Brothers a décroché de 0,73% à 61,37 dollars après ses résultats . Parmi ses concurrentes, Goldman Sachs a cédé 1,93% à 208,48 dollars, Merrill Lynch 1,67% à 57,83 et Bear Stearns 2,43% à 98,39. L'indice S&P des financières a lâché 0,49%.

Les indicateurs du jour, divergents, n'ont pas suffi à détourner les investisseurs des préoccupations liées à la crise du crédit et à ses implications pour la croissance.

Si les ventes au détail ont augmenté de 1,2% le mois dernier, un chiffre encourageant pour la consommation, les prix à la production ont fait un bond de 3,2% en raison de la flambée des prix des carburants, soit leur plus forte hausse depuis 34 ans.

"Alors que la Fed renâcle déjà à baisser les taux, on observe des pressions inflationnistes qui rendent encore moins probables de nouvelles baisses des taux", souligne Richard Sparks, analyste de Schaeffer's Investment Research.

En dehors des financières, le palmarès des plus fortes baisses du jour inclut le groupe de biotechnologies Biogen Idec, qui a chuté de 23,68% à 57,91 dollars après avoir annoncé renoncer à se vendre, faute de candidat.

Dow Chemical, lui, a pris 6,32% à 44,39 dollars après la création d'une coentreprise de 19 milliards de dollars avec une filiale du pétrolier Kuwait Petroleum.

Toujours aux fusions-acquisitions, la compagnie aérienne à bas coûts JetBlue Airways a pris 14,4% à 7,15 dollars sur le Nasdaq après l'annonce de l'entrée de Lufthansa à son capital.

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Publié dans Bourse

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