La clôture à Paris
Paris: dopé par Wall Street, retrace la résistance des 5750.
(Cercle Finance) -Le CAC40 n'a pas clôturé au zénith du jour mais aligne une 4ème séance de hausse consécutive, pour un gain cumulé de +3,5% qui reste un des plus ample depuis le 15 août dernier.Les volumes ont été assez étoffés pour un lundi (plus de 5,95MdsE traités sur les valeurs du CAC40), les échanges s'étant nettement accélérés après l'ouverture en nette hausse de Wall Street (qui était pourtant anticipé en repli ce matin).
Les indices US apparaissent comme soudain aspirés vers leurs sommets annuels ou historiques (+0,75 sur le Dow Jones qui retrace 13.735Pts) en cette veille d'ultime réunion annuelle de la FED.
La rechute du Dollar sous les 1,4720/E et le bond des valeurs financières (JP-Morgan grimpe de +3%, Citigroup de +2,5%) démontre que le débat entre un assouplissement monétaire de -25Pts ou de -50Pts est pratiquement tranché en faveur de la seconde proposition.
Les cambistes et Wall Street 'jouent' le scénario d'un 'prime rate' à 4% dès mardi soir 20H15... d'où une progression moyenne de +0,65% du Nasdaq et du "S&P-500" à mi-séance.
Wall Street tente par ailleurs de se rassurer au sujet de la crise de l'immobilier avec la hausse symbolique de +0,6% des promesses de ventes de logements neufs aux Etats-Unis en octobre(à 87,2 au mois d'octobre selon la National Association of Realtors). L'indice de la NAR s'inscrit toutefois en baisse de 18,4 points par rapport au mois correspondant en 2006.
Rien ne semblait pouvoir assombrir l'humeur des investisseurs en ce lundi, et pas davantage l'annonce d'UBS qui se retrouve contraint à une nouvelle dépréciation d'actifs, à hauteur d'environ 10 milliards de dollars (en plus de 4,2Mds$ annoncés cet automne), en raison de son exposition aux créances hypothécaires à risque aux Etats-Unis. Le géant bancaire suisse prévoit désormais d'accuser des pertes au titre de son 4ème trimestre... et se recapitalise au prix fort: 11Mds de CHF d'obligations convertibles seront émises assorties d'un coupon de 9%.
A Paris, le secteur bancaire affichait sa complète sérénité avec +3% sur Dexia, +1,6% sur Crédit Agricole et +1,15% sur Société Générale (cette dernière affiche sa volonté de consolider à 100% son unique véhicule d'investissement structuré (SIV), PACE, dont les actifs atteignent 4,3Mds$).
Lafarge s'envolait de son côté de 13% (plus forte hausse de l'histoire pour ce titre en une seule séance) après avoir annoncé l'acquisition d'Orascom Cement pour un montant de 8,8 milliards d'euros et fourni un nouvel objectif de résultat net par action supérieur à 15 euros pour 2010, contre 7,86 euros en 2006, avec une rentabilité des capitaux engagés attendue au-dessus de 12% en 2010 contre 9,4% en 2006.
Peugeot gagnait pour sa part 5%: Société Générale aurait relevé sa recommandation sur le titre. En outre, à en croire La Lettre de l'Expansion, Peugeot envisagerait de s'allier à un autre constructeur afin de conserver sa position de leader au niveau mondial.
Renault talonnait le constructeur sochalien avec un gain de +4,6% après l'annonce du rachat de 25% du capital du constructeur automobile russe Lada. Le constructeur automobile a également conclu un partenariat avec AvtoVAZ, le plus important constructeur automobile russe.
Air France-KLM s'adjugeait pour sa part 4,3%, après l'annonce par la compagnie aérienne d'une hausse de 3,5% de son trafic passagers au mois de novembre, en dépit des mouvements de grèves des transports publics en France, qui ont entraîné le report de nombreux déplacements.
En revanche, Danone s'est repplié de -0,7%, plombé par le jugement du tribunal arbitral chinois de Hangzhou qui se prononce en faveur du partenaire chinois Wahaha (dans le cadre de l'exploitation des marques).
Les valeurs du secteur 'utilities' (profil défensif) restaient délaissées à l'image de Suez (-1,4%) et Véolia Environnement qui lâchait -2% et se retrouvait lanterne rouge du CAC40... seul Biomérieux fait moins bien au sein du SBF-120 avec -3% (et Sanofi Aventis recule également de -1,3%).
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