La clôture à Paris
Difficile également de relier le coup de reins haussier des indices aux chiffres des stocks pétroliers publiés aux USA à 16H30: la légère hausse de 1,3Mns de barils des réserves de "brut" est compensée par une décrue de -2,8Mns de barils de produits "distillés"... ce qui entraîne un renchérissement du pétrole à 58,5$.
La hausse du CAC40 ou de l'Euro-Stoxx (+0,85% et nouveau record annuel inscrit à 3.593Pts) peut en revanche être reliée à la hausse du Dollar qui passait de 1,1850 à 1,1810 en cours d'après-midi (après une flambée de +1,3% la veille). L'impact mécanique de la baisse de l'Euro est clairement favorables aux places du Vieux Continent... mais à quoi relier ce nouveau fléchissement de la Monnaie Unique ? Certainement pas à la révision à la baisse du PIB US au 3ème trimestre (assorti d'une révision négative des profits des entreprises à -4,3% par le Département du Commerce) ni à une hausse du "spread" Euro/Dollar: c'est au contraire le rendement de l'Euro qui se renforce avec un Bund en recul symétrique de -0,35% tandis que les T-Bonds ne s'effritent que de -0,18%.
Au sein du CAC40, 95% des valeurs s'inscrivent dans le vert (sauf Carrefour et Vinci), sans autre logique sectorielle qu'un ramassage global et indifférencié sur toutes les valeurs vedettes de la cote (à commencer par celles qui avaient le plus baissé la veille comme EDF, Cap Gemini, ST-Micro ou Total). Les vraies vedettes du jour furent Thalès (+3,6%) puis Schneider (+3%, sans communiqués émanant de la société) puis Dexia avec +2,75% et un plus haut historique à la clé, ainsi que pour AXA (hausse plus modeste de +0,7%, mais record annuel à 27,7E).
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