Le point à Paris à mi-séance
Paris: euphorie avant les décisions des banques centrales.
(Cercle Finance) - La Bourse de Paris poursuit son rebond et gagne encore près de 1% au lendemain d'une séance particulièrement favorable et à l'approche du verdict des banques centrales d'Angleterre et européenne.Air France est en grande forme après l'annonce de sa volonté de se rapprocher d'Alitalia et soutient également la hausse de l'indice vedette.
A la mi-séance, le CAC 40 progresse de 0,93% à 5711 points, tandis que Londres et Francfort affichent des scores positifs de 1,1% et 0,5%.
Hier, les marchés américains avaient fini en forte hausse (+1,5% pour le Dow Jones, +1,8% pour le Nasdaq) après la publication de plusieurs indicateurs macroéconomiques plutôt positifs.
En Europe, la journée sera principalement marquée par les réunions des comités directeurs de la Banque d'Angleterre (BoE) et de la Banque centrale européenne (BCE).
Si les économistes de JP Morgan tablent sur une baisse de 5,75% à 5,25% du principal taux de la BoE, le consensus prévoit un nouveau "statu quo" monétaire en ce qui concerne la BCE.
Sur le plan sectoriel, ce sont une nouvelle fois les valeurs bancaires (+2,7%) et financières (+1,9%) qui emmènent la progression des indices, alors que l'administration Bush devrait dévoiler dans la journée un plan de soutien destiné aux prêts immobiliers US à risque, plus connus sous le nom de "sub-prime".
A Paris, les titres Société Générale (+3,6%), Axa (+3,1%), BNP Paribas (+2,4%), Crédit Agricole (+2%) et Dexia (+1,9%) figurent tous aux avant-postes.
Après une ouverture dans le rouge, le titre Air-France-KLM s'envole de 5,5% et prend ainsi la tête des 40 'blueship' françaises. La compagnie aérienne a déclaré ce matin avoir adressé une lettre d'intérêt à Alitalia, proposant notamment l'établissement d'un "partenariat".
Avec des pertes de 2,6%, France Télécom accuse de son côté la plus forte baisse du CAC, les analystes affichant leur déception au lendemain d'une journée d'investisseurs qui n'a pas réservé beaucoup de surprises. "Les perspectives 2008 ressemblent beaucoup à celles de 2007", estime ainsi un analyste basé à Londres.
En dehors des deux grands rendez-vous donnés par les grandes banques centrales européennes, les investisseurs seront attentifs aujourd'hui à la publication des traditionnelles inscriptions américaines aux allocations chômage.
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