La clôture à Paris
Séance de correction à Paris après une série de rebonds.
(Cercle Finance) - Après avoir bondi la semaine dernière, les bourses européennes ont repris leur souffle ce lundi, accusant des pertes comprises entre 0,2% en Espagne et 1,4% à Zurich.Les indices boursiers du vieux continent ont accentué leurs pertes peu après la publication de l'indice ISM manufacturier cet après-midi à 16h.
L'indice mensuel d'activité est revenu à 50,8, après 50,9 au mois d'octobre... et c'est le 5ème mois de repli consécutif.
Le Cac 40 s'est replié de 0,72% à 5 629 points. La consolidation touche en fait l'ensemble des places du vieux continent, le Dax a cédé 0,4% à 7 837 points tandis que FTSE a abandonné 0,7% et Amsterdam a cédé près de 1% et ainsi accusé la plus forte baisse avec Zurich (- 1,4%). Madrid a en revanche terminé en léger repli de 0,2%.
Outre Atlantique, le Dow Jones et le Nasdaq sont proche de l'équilibre, le Dow Jones grappille 0,06% et le Nasdaq abandonne lui 0,1%.
Les investisseurs vont de fait vivre dans l'attente de la publication vendredi des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis. Fin septembre, l'annonce d'un nette dégradation du marché du travail (chiffres par la suite nettement révisés en hausse à la surprise générale ?!) avait ainsi poussé la Fed à assouplir ses taux de 50 points de base.
Depuis et après une nouvelle baisse de 25 points de base, il est apparu que la crise du subprime dépassait le seul cadre du secteur immobilier et qu'elle allait sans aucun doute contaminer l'économie réelle. D'où les prévisions d'un assouplissement de la politique monétaire américaine le 11 décembre prochain. Scénario largement corroboré par les responsables de la Fed la semaine dernière...
A Paris, Vivendi (+1,02% à 31,7 euros) a terminé en tête des meilleure progressions de l'indice CAC 40 après la signature d'un accord de rapprochement entre sa filiale Vivendi Games et l'éditeur américain Activision, une opération qui doit donner naissance au leader mondial du marché des jeux vidéo.
A l'opposé, EDF a reculé de 1,1% suite à l'annonce par l'Etat français de la vente de 2,5% à 3,7% du capital de l'électricien, dans le but de financer le plan d'investissement de cinq milliards d'euros pour la modernisation des universités.
Le nouveau reflux du baril de brut, sous le seuil des 89 dollars à 88,3 dollars, met par ailleurs sous pression les valeurs pétrolières telles que Total (-0,8%).
Mais c'est Air France KLM (-3,7%) qui a subi la plus forte baisse, avec Alcatel-Lucent (- 3,05%).
Peugeot a lui abandonné 2%, le groupe PSA ayant enregistré des ventes de voitures neuves en novembre largement inférieures au marché.
Les valeurs financières se sont également inscrites en repli ce lundi après avoir fortement progressé la semaine précédente.
Ainsi, BNP Paribas a abandonné 2,4%, Dexia cède 1,7% et Crédit Agricole s'est replié de 1,4%, Axa de 1,4% également et Société Générale a perdu 1%.
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