La clôture à wall Street
NEW YORK (Reuters) - Les marchés boursiers américains ont terminé en ordre dispersé vendredi, le New York Stock Exchange profitant de la double perspective d'une baisse des taux et de mesures d'aide au secteur du crédit immobilier tandis que les perspectives décevantes de Dell plombaient bon nombre de valeurs du Nasdaq.
L'indice Dow Jones a fini sur une hausse de 59,99 points, soit 0,45%, à 13.371,72 et le Standard & Poor's 500 a gagné 11,42 points, soit 0,78% à 1.481,14. Le Nasdaq Composite, lui, a reculé de 7,17 points, soit 0,27%, à 2.660,96.
Sur la semaine, le Dow a gagné 3,02%, le S&P 500 2,82% et le Nasdaq 2,48%. Mais le mois de novembre se solde au contraire par une baisse de 4% du Dow Jones, de 4,4% du S&P et même de 6,9% du Nasdaq. Pour le Dow et le S&P, il s'agit des plus mauvaises performances mensuelles depuis cinq ans.
Au lendemain des déclarations de Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, laissant entrevoir la possibilité d'un nouvel assouplissement monétaire le mois prochain, des informations selon lesquelles le Trésor orchestrerait un vaste plan d'aide aux emprunteurs immobiliers en difficulté a favorisé le secteur financier.
Citigroup, première banque du pays, a gagné 3,13% à 33,30 dollars et JPMorgan Chase & Co 4,51% à 45,62; l'indice S&P du secteur financier a pris 2,89%.
Parmi les grands noms du crédit hypothécaire, Countrywide Financial a bondi de 16,34% à 10,82 dollars et Freddie Mac de 18,84% à 35,07.
"On voit le soulagement s'étendre quelque peu avec l'idée que, si les craintes liées au crédit peuvent diminuer, c'est peut-être qu'on va voir le bout du tunnel et qu'une bonne partie des dépréciations sont derrière nous", a commenté David Goerz, directeur de l'investissement de High Mark Capital Management.
DELL A CHUTÉ DE 12,79%
Le Dow Jones a cependant fini loin de son plus haut du jour, et il a même fait une brève incursion dans le rouge en fin de séance, la chute de 12,79% de Dell, à 24,54 dollars, la plus forte subie par le titre depuis sept ans, s'étant peu à peu propagée à bon nombre de valeurs "high tech".
Le numéro deux mondial des PC a été sanctionné au lendemain de résultats inférieurs aux attentes accompagnés de prévisions peu enthousiasmantes.
A la déception causée par Dell s'est ajouté le discours prudent de Brocade Communications Systems, un spécialiste du stockage informatique qui a jugé "mitigé" le climat de l'investissement des entreprises. Brocade a cédé 5,81% à 7,29 dollars.
Au sein du Dow, IBM a abandonné 2,16% à 105,18 dollars et Intel 0,99% à 26,08. Sur le Nasdaq, Research In Motion, le fabricant du Blackberry, a décroché de 6,77% à 113,82 dollars et Apple de 1,12% à 182,22.
Ces nouvelles ont pris le pas sur les indicateurs économiques du jour, y compris l'indice d'inflation PCE, qui est ressorti en hausse modeste de 0,2% hors énergie et alimentation , en tout pas assez élevé pour remettre en cause les anticipations de baisse des taux lors de la prochaine réunion de la Fed, le 11 décembre.
Deux grandes valeurs du Nyse ont par ailleurs réagi ce vendredi à l'annonce d'un remaniement de leur direction: Motorola a gagné 2,04% à dollars suite à l'annonce du prochain départ de son directeur général Ed Zander, contesté par certains investisseurs.
De son côté, Morgan Stanley a fini en hausse de 0,73% à 52,72 dollars suite au départ annoncé de Zoe Cruz, l'une de ses principales dirigeantes, donnée il y a peu de temps encore comme favorite pour succéder à son numéro un, John Mack.
Les volumes d'échanges ont été relativement nourris avec environ 1,93 milliard de titres échangés sur le New York Stock Exchange, contre 1,84 milliard en moyenne l'an dernier, et 2,55 milliards sur le Nasdaq, à comparer à une moyenne quotidienne 2006 de 2,02 milliards.