La clôture à Paris

Les cours ont été soutenus par des considérations techniques sur l'ensemble des indices européens: Milan ne gagne que +0,53%, Londres +0,66% et Francfort +1,10% (le DAX a fini par apparaître le principal bénficiaire de l'impact haussier de l'indice IFO, lequel atteint son meilleur niveau en décembre depuis 5 ans.
Wall Street a rouvert en modeste hausse puis s'est rapidement assoupi: le "S&P" s'effrite de -0,05% et le Nasdaq fait pâle figure avec -0,17% après 2 heures de cotations. Ls habillages de bilans ne revêtent pas un intérêt stratégique majeur dans la mesure où il n'y pas de performance annuelle à doper: le Dow Jones (+0,3%) n'affiche que +1,20% depuis le 31/12/2004, ce qui correspond très exactement aux gains de la semaine qui s'achève.
Le Dollar reste faible à 1,2010/E malgré la contraction du déficit de la balance des paiement courants au 3ème trimestre (-195,8Mds$ contre 204Mds attendu), il ne profite pas non plus du montant record des entrées de capitaux aux USA en octobre (106,8Mds) qui démontrent l'appétit des non-résidents pour le Dollar alors que les taux devaient être relevés encore 3 fois (au minimum) avant que la neutralité de la politique monétaire soit atteinte (la FED a déjà ajouté 50Pts de plus, comme prévu, depuis fin octobre).
Les marchés obligataires sont légèrement orientés à la hausse, et y compris les Bunds (malgré le meilleur niveau atteint par l'IFO depuis l'an 2000) car l'inflation continue de reculer dans l'Euroland, à 2,3%/an contre 2,5% en octobre... mais ce n'est pas une surprise. Les T-Bonds US sont également bien orientés (+0,25%) après que le baril ait confirmé son reflux sous les 60$ (à 59,60$... il est donc stable par rapport à vendredi dernier). A Paris, Total a vu son avance de la mi-journée (+1,3%) se transformer en repli de -0,5%, Suez (+3,35%) restait plus que jamais en tête du CAC40, devançant un duo formé par Carrefour et Lagardère (+2,5 à +2,7%).
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