La clôture à Paris
Le Cac en repli de 0,93% en clôture, Sanofi-Aventis dévisse.
(Cercle Finance) - Les Bourses européennes ont diminué leurs gains tout au long de l'après midi mais elles restent clairement dans le rouge, les indices américains se montrant pour leur part indécis.Le passage du pétrole sous les 93 dollars le baril n'est pas parvenu à calmer les inquiétudes nées de la crise du subprime, qui pèsent sur les résultats des entreprises.
Après avoir cédé jusqu'à 1,53%, le Cac 40 a diminué ses pertes et l'indice phare de la place de Paris chute désormais de 0,93% à 5 561 points.
L'ensemble des places européennes se montre déprimé.
Le Dax accuse une perte de 1,46% à 7 680 points, bien loin des 7 800 points tutoyés hier. Le FTSE est également en berne, se repliant de 1,13%. Amsterdam perd 1,08%, Milan résistant le mieux avec un recul de " seulement " 0,28%.
Les nouvelles ce matin n'étaient de fait déjà pas très positives, hypothéquant les chances d'observer une baisse des taux de la BCE dans un avenir proche, malgré la crise du subprime.
L'inflation au mois d'octobre s'est élevée en Europe à +0,5% et atteint +2,6% sur un an, bien au dessus de l'objectif de 2% des autorités monétaires européennes. Dans le même temps, les experts de la BCE ont toutefois légèrement revu à la baisse leurs prévisions de croissance en Europe en 2008 (de +2,7 à +2,6%).
Wall Street ne laisse par ailleurs pas entrevoir de rebond. Le Nasdaq recule 0,22% et le Dow Jones abandonne 0,13%.
Bien que conformes aux attentes, les prix à la consommation américains ont souligné la montée des tensions inflationnistes.
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,3% aux Etats-Unis en octobre, tirés par la hausse de 1,4% des prix de l'énergie, leur plus forte augmentation depuis le mois de mai. En rythme annuel, l'indice global des prix affiche ainsi une hausse de 3,5% et de 2,2% hors alimentation et énergie.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont en outre bondi de 20 000 aux Etats-Unis lors de la semaine du 10 novembre. Mais la grève à Hollywood pourrait partiellement expliquer cette hausse.
Autre statistique décevante, l'indice Empire State a reculé, indiquant une moindre expansion de l'industrie dans l'Etat de New York en octobre.
Enfin, les stocks de pétrole "brut" font un bond de +2,8Mns barils mais les produits "distillés" chutent symétriquement de -2Mns barils... et le cours du "WTI" sur le NYMEX rechute de -1,9% à 91$.
Les marchés des changes réagissent peu à cette déferlante de données macro-économiques et le Dollar se stabilise autour de 1,437E.
A Paris, outre l'arrière plan conjoncturel plutôt sombre, le CAC40 subit de plein fouet l'impact de la baisse de -4,7% de Sanofi-Aventis qui réagit négativement à l'annonce d'une cession de 1,8% du capital détenu par l'Oréal. Symétriquement, Clarins s'envole de +4,5% puisque l'hypothèse d'une OPA de son grand rival L'Oréal (qui prend +2,1% et signe la plus forte hausse du CAC) se renforce.
Mais les replis sont les plus nombreux et le Crédit Agricole dévisse de -3,29% du fait de l'ampleur de son exposition sur le segment des "subprime" (de nouvelles dépréciations d'actifs sont à redouter au cours des prochains mois).
Vallourec qui avait entamé la séance en hausse de +3% avec la publication de chiffres supérieurs aux attentes ne gagne plus que 1,79% derrière Danone (1,82%).
Hors CAC40, le groupe para-pétrolier CGG VERITAS subit une véritable punition (- 6,5%) pour avoir publié des résultats inférieurs aux attentes (le bénéfice net ressort à +54% sur un an à 69MnsE mais les analystes atendaient une progression supérieure à 60%). CGG Veritas entraîne dans son sillage Technip qui lâche -2,5%.
Lourde sanction également pour Sodexho (-9,75%): un alourdissement inattendu de ses coûts d'exploitation sur l'exercice 2006/2007 (clos fin août) amène les analystes de la Deutsche Bank à revoir à la baisse leur notation.
Mauvaise journée également -mais dans une moindre mesure- pour Atos Origin (-3,93%) qui dévoile un chiffre d'affaires de 1,42MdsE, en hausse de 11,1% au T3. L'objectif de croissance organique est maintenu -comme prévu- à 4% pour l'ensemble de l'année (il n'y a donc pas eu de "bonne surprise" dans ce domaine).
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