La Clôture à Wall Street

Publié le par ludoverblog

Wall Street plombée pour la 4e séance à cause des technologiques

LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Ellis Mnyandu

NEW YORK (Reuters) - Alors qu'ils étaient partis pour rebondir, les marchés actions américains ont finalement terminé une nouvelle fois en baisse lundi, pour la quatrième séance d'affilée, une correction générale sur les valeurs technologiques étant venue s'ajouter à l'impact négatif pour les compagnies technologiques du repli du brut.

Le Dow Jones est du coup repassé sous la barre des 13.000 points pour la première fois depuis le 16 août.

L'indice des trente principales valeurs de la Bourse de New York a clôturé en repli de 0,42%, soit 55,19 points, à 12.987,55, l'indice élargi Standard & Poor's 500 a perdu 1% (14,52 points) à 1.439,18 et surtout, l'indice composite du marché Nasdaq, à forte composante technologique, a dévissé de 1,67% (43,81 points) à 2.584,13 à cause d'une bouffée de craintes entourant les perspectives de dépenses d'investissement des entreprises.

Dans le sillage des technos, c'est l'ensemble de la cote qui est passé dans le rouge alors que les valeurs bancaires opéraient un rebond jusqu'en fin de séance, dopées par des achats à bon compte sur les valeurs les plus malmenées récemment.

Le numéro un des services financiers Citigroup s'est ainsi, contre la tendance, adjugé 1,4% à 33,57 dollars, après avoir effacé 31% de sa valeur au cours des trois dernières semaines, soutenu par une information de presse faisant état d'un accord des trois principales banques des États-Unis sur la structure d'un fonds de secours de 75 milliards de dollars pour stabiliser les marchés de crédit .

Citigroup a également profité des propos de son président Robert Rubin, qui a déclaré au Financial Times que le successeur de Charles Prince à la direction générale ne sera confronté à "aucune contrainte stratégique", ce qui relance l'hypothèse d'une scission du groupe et place le patron de NYSE Euronext en lice pour remplacer Prince.

L'ensemble du secteur financier s'est hissé de 0,15%, parvenant de justesse à gagner du terrain pour la troisième séance d'affilée, une première depuis le début octobre.

IMPACT CONTRADICTOIRE DU BRUT SUR LA COTE.

Les volume d'échanges à Wall Street sont toutefois restés inférieurs à la normale, nombre d'intervenants étant absents en raison de la fermeture du marché obligataire, en ce lendemain de Veterans' Day.

Il en a découlé une volatilité accrue, particulièrement sensible dans le compartiment technologique.

Celle-ci a accentué la bouffée de défiance observée vis-à-vis de ces valeurs et fait chuter le groupe informatique Apple de 7% à 153,76 dollars, tandis que le moteur de recherche Google a dévissé de 4,8% à 632,07 dollars.

Toujours sur le Nasdaq, le courtier E*Trade a plongé de 59% à 3,55 dollars après avoir prévenu vendredi qu'il allait de nouveau déprécier son portefeuille .

Les cours du brut sont retombés à New York de 2,6% à 93,83 dollars à l'idée que l'Opep puisse décider prochainement d'accroître sa production pour freiner la flambée des cours, mais cette détente du baril a eu un effet contradictoire sur la cote.

Elle a dans un premier temps profité à Wall Street, en rassurant les investisseurs pour le pouvoir d'achat des ménages et les marges des entreprises. Le géant du bricolage Home Depot a gagné 1,46% à 28,46 dollars et AMR, maison mère de la première compagnie aérienne américaine American Airlines, dans un secteur grand consommateur de carburant, a bondi de 4,4% à 21,32 dollars.

Mais le repli du brut a également pesé sur les compagnies pétrolières, et fini par l'emporter sur le S&P-500. La première major américaine Exxon Mobil a trébuché de 3,6% à 25,34 dollars et Chevron a perdu 2,5% à 85,27.

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Publié dans Bourse

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