La clôture de Wall Street

Publié le par ludoverblog

Wall Street hésite à la veille de la réunion de la Fed

LA CLÔTURE DE WALL STREET

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a clôturé légèrement dans le rouge mardi, affectée par l'incertitude et la nervosité du marché à la veille de la décision monétaire de la Réserve fédérale et par les trimestriels jugés décevants de U.S. Steel et de Procter & Gamble.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a reculé de 77,79 points, soit de 0,56%, à 13.792,47 points. Le Standard & Poor's 500, plus large, a abandonné 9,96 points, ou 0,65%, à 1.531,02 points.

Soutenu par les progressions de Google, d'Apple et de Microsoft, le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, s'est retourné en toute fin de séance pour finir sur une perte infime de 0,73 point, ou de 0,03%, à 2.816,71 points.

Le Wall Street Journal a rapporté qu'une baisse des taux directeurs de la Fed n'était pas acquise. Selon le quotidien, si un assouplissement monétaire devait être décidé, celui-ci pourrait être inférieur à un quart de point, l'amplitude actuellement prévue par l'ensemble de la communauté financière.

"On constate qu'il y a des interrogations sur ce que fera la Fed demain, cela pèse sur le moral de la place. Les résultats et les prévisions d'entreprises du jour ne sont pas encourageants et certains estiment que si la Fed ne vient pas apporter une aide (en abaissant le niveau des taux, ndlr), la croissance pourrait encore ralentir sur les derniers mois de l'année et au cours du premier trimestre 2008", relève Bucky Hellwig, vice-président senior de Morgan Asset Management.

La mauvaise humeur a par ailleurs été alimentée par la faible teneur d'un indice de confiance. Selon le Conference Board, le moral des ménages américains s'est encore dégradé en octobre et se situe désormais à un plus bas de deux ans.

LES TECHS A LA RESCOUSSE

Valeur phare du Dow Jones, Procter & Gamble a dérapé de 4,01% à 68,95 dollars et signé la plus forte contribution à la baisse de l'indice.

Le géant des produits de base a fait état d'un bénéfice en augmentation de 14% au premier trimestre et relevé son objectif annuel pour tenir compte d'un crédit d'impôt exceptionnel. Ces prévisions et ce résultat, "seulement" conforme au consensus, ont déçu.

Le sidérurgiste U.S. Steel a lui vu ses profits fondre de 35% au troisième trimestre et indiqué que ses bénéfices diminueraient encore sur les trois derniers mois de l'année. L'action a plié de 7% à 104,62 dollars.

Goodyear a en revanche pris 7,56% à 29,16 dollars après avoir communiqué des comptes nettement supérieurs aux attentes.

Au sein du compartiment bancaire, Merrill Lynch a lâché 2,76% à 65,56 dollars. L'établissement a limogé son directeur général, Stan O'Neal, sans pour autant désigner encore de successeur .

Des actionnaires ont parallèlement annoncé le lancement de poursuites contre la banque, mécontents des informations à leur disposition leur permettant d'évaluer l'exposition de Merrill Lynch sur le marché du "subprime."

Dans le sillage de Merrill, Citigroup a abandonné 1,36% à 42,11 et Lehman Brothers 2,23% à 61,36.

Pénalisé par la décrue des cours du brut, Exxon Mobil a dérapé de 2,64% à 91,14 dollars. Son rival Chevron a effacé 3,01% à 90,08.

Soutien du Nasdaq depuis plusieurs jours, Microsoft a lui fini sur un gain de 2,89% à 35,57 dollars. Google et Apple se sont respectivement adjugés 2,29% à 694,77 et 1,03% à 187.

Scott Vergin, gérant auprès de Thrivent Financial, a noté que les plus grosses valeurs technologiques avaient été recherchées.

Selon lui, "il s'agit sans doute d'une 'fuite vers la qualité'."

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Publié dans Bourse

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