La cloture à Paris
mardi 29 novembre 2005 17:52
(Cercle Finance) - Les places européennes n'ont tiré aucun profit de la batterie de (trop ?) bons chiffres US publiés ce mardi puisque les gains qui dépassaient les 0,6% avant leur publication ont fondu de moitié (pour ne plus avoisiner que 0,3% à Paris et 0,25% sur l'Euro-Stoxx).
Wall Street n'affiche pas 0,1% de hausse de plus que ce qui était attendu dès ce matin (soit +0,3% pour le "S&P" ou les Nasdaq) alors que toutes les statistiques US dévoilées ce mardi surprennent les marchés par leur vigueur: reprise de +3,4% de la production industrielle en octobre, forte hausse de la confiance des consommateurs (l'indice du Conference Board bondit de 85,2 à 98,9 en novembre, et l'embellie est encore plus nette s'agissant de la sous composante "anticipations"), les ventes de logements neufs explosent littéralement de +13% à 1,42 millions d'unités... ce qui contredit radicalement la chute de -2,7% des reventes de biens immobiliers anciens (il existe d'ordinaire une cohérence entre ces deux indices).
Les reconstructions en Floride ou en Lousiane après le passages des cyclones de septembre n'explique même pas ce phénomène, sinon de façon marginale: les USA connaissent un vrai "boom" de l'immobilier... au moment même où le moral des ménages était au plus bas (en octobre), preuve qu'il n'y a guère de lien entre l'humeur du jour et la propention à s'endetter.
Alors que les indices boursiers progressent de +0,3%, les marchés obligataires reculent symétriquement mais sans excès (-0,25 à -0,3%): les chiffres du jour sont jugés susceptibles de justifier au moins 2 nouvelles hausses de taux aux USA. En Europe, l'intention prêtée à la BCE de relever son taux directeur de 25Pts dès jeudi est de plus en plus critiquée, de l'OCDE à l'Eurogroupe (et par son président JC Juncker) en passant par Thierry Breton ("pas d'inflation à combattre") ou le Ministre des finances autrichien K-H Grasser ("une hausse de taux serait un signal très négatif").
L'Euro rechute doucement de -0,3% à 1,1780$, le Dollar remonte également contre Yen à 119,60 (proche de son zénith des 119,95 de la veille).
A Paris, le CAC40 fut longtemps animé et soutenu par le titre Danone qui progresse de 1,8% (Kraft Foods aurait des vues sur le géant agroalimentaire français). Bonne tenue également de Michelin (+3,5%) qui devrait relever de 3 à 8% le tarif de ses pneumatiques).
Arcelor bénéficiait de rachats (+1,75%) alors que des opérateurs parient sur l'absence de surenchère sur le canadien Dofasco (contre OPA de Krupp), beau rebond de Veolia Environnement (+1,9%),de Vinci (+1,1%), Air Liquide (+1,25%) ou AXA (+1%... JP Morgan maintient sa recommandation sur l'assureur à "surpondérer" avec un objectif de 26,1E, désormais validé).
Total (-0,5%), première capitalisation de la place parisienne, subissait le repli confirmé des cours du brut sous les 56,75$. Le baril de brent vaut 54,4 dollars à Londres (-0,9%). Gaz de France abandonne 0,26% après l'annonce de la concurrence de EDF sur le marché du gaz, Suez, arbitré au profit de Véolia termine "lanterne rouge" mais sur un repli limité de -0,75%.
(Cercle Finance) - Les places européennes n'ont tiré aucun profit de la batterie de (trop ?) bons chiffres US publiés ce mardi puisque les gains qui dépassaient les 0,6% avant leur publication ont fondu de moitié (pour ne plus avoisiner que 0,3% à Paris et 0,25% sur l'Euro-Stoxx).
Wall Street n'affiche pas 0,1% de hausse de plus que ce qui était attendu dès ce matin (soit +0,3% pour le "S&P" ou les Nasdaq) alors que toutes les statistiques US dévoilées ce mardi surprennent les marchés par leur vigueur: reprise de +3,4% de la production industrielle en octobre, forte hausse de la confiance des consommateurs (l'indice du Conference Board bondit de 85,2 à 98,9 en novembre, et l'embellie est encore plus nette s'agissant de la sous composante "anticipations"), les ventes de logements neufs explosent littéralement de +13% à 1,42 millions d'unités... ce qui contredit radicalement la chute de -2,7% des reventes de biens immobiliers anciens (il existe d'ordinaire une cohérence entre ces deux indices).
Les reconstructions en Floride ou en Lousiane après le passages des cyclones de septembre n'explique même pas ce phénomène, sinon de façon marginale: les USA connaissent un vrai "boom" de l'immobilier... au moment même où le moral des ménages était au plus bas (en octobre), preuve qu'il n'y a guère de lien entre l'humeur du jour et la propention à s'endetter.
Alors que les indices boursiers progressent de +0,3%, les marchés obligataires reculent symétriquement mais sans excès (-0,25 à -0,3%): les chiffres du jour sont jugés susceptibles de justifier au moins 2 nouvelles hausses de taux aux USA. En Europe, l'intention prêtée à la BCE de relever son taux directeur de 25Pts dès jeudi est de plus en plus critiquée, de l'OCDE à l'Eurogroupe (et par son président JC Juncker) en passant par Thierry Breton ("pas d'inflation à combattre") ou le Ministre des finances autrichien K-H Grasser ("une hausse de taux serait un signal très négatif").
L'Euro rechute doucement de -0,3% à 1,1780$, le Dollar remonte également contre Yen à 119,60 (proche de son zénith des 119,95 de la veille).
A Paris, le CAC40 fut longtemps animé et soutenu par le titre Danone qui progresse de 1,8% (Kraft Foods aurait des vues sur le géant agroalimentaire français). Bonne tenue également de Michelin (+3,5%) qui devrait relever de 3 à 8% le tarif de ses pneumatiques).
Arcelor bénéficiait de rachats (+1,75%) alors que des opérateurs parient sur l'absence de surenchère sur le canadien Dofasco (contre OPA de Krupp), beau rebond de Veolia Environnement (+1,9%),de Vinci (+1,1%), Air Liquide (+1,25%) ou AXA (+1%... JP Morgan maintient sa recommandation sur l'assureur à "surpondérer" avec un objectif de 26,1E, désormais validé).
Total (-0,5%), première capitalisation de la place parisienne, subissait le repli confirmé des cours du brut sous les 56,75$. Le baril de brent vaut 54,4 dollars à Londres (-0,9%). Gaz de France abandonne 0,26% après l'annonce de la concurrence de EDF sur le marché du gaz, Suez, arbitré au profit de Véolia termine "lanterne rouge" mais sur un repli limité de -0,75%.
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