Le point à mi-séance
lundi 1 octobre 2007 13:26
Après une matinée de lente remontée entre 5.660 et 5.715Pts, le CAC40 s'est offert une incursion en territoire positif peu avant l'heure du déjeuner (avec un test des 5.720Pts à la clé)... mais la publication d'un indice PMI des "services" qui chute de -2Pts à 50,5 (contre une légère progression attendue) a occasionné un "pullback" sous les 5.700Pts et les valeurs françaises affichent de nouveau -0,33% de perte, un score conforme à la moyenne en Européenne, même si Francfort préserve l'équilibre (+0,02%).
UBS (-0,6% ce midi) a plombé l'ensemble du secteur bancaire européen en révélant tout d'un coup l'ampleur des pertes (500 millions d'Euros au minimum) générées par les prises de position de sa branche "revenus fixes, taux et change" (dénommée FIRC) sur le marché des "subprime", alors que la détérioration des conditions du marché hypothécaire résidentiel "à risque" aux Etats-Unis remonte à la fin du mois de février (pourquoi avoir attendu 6 mois pour déclencher une "opération vérité").
Sans surprise, les valeurs bancaires européennes marquent le coup après ces déclarations, Deutsche Bank cède -2%, Société Générale accuse une des plus fortes baisses du CAC40 (-1,8%), les titres BNP Paribas et AXA se replient d'environ -1,1% et le Crédit Agricole cède -0,8% (René Carron, son président, assure aujourd'hui dans les Echos que le groupe bancaire français n'a pas été directement exposé au marché "subprime" américain).
En dehors des inquiétudes entourant les valeurs financières, les nombreux rendez-vous économiques de la semaine semblent inciter les investisseurs à la prudence.
"La Banque centrale européenne (BCE) va sans doute maintenir ses taux inchangés (jeudi) mais ses propos devraient refléter les doutes entourant les récent indicateurs, et notamment les enquêtes des directeurs d'achat, de l'IFO et la hausse continue de l'euro", notent les analystes de Crédit Suisse.
Seule valeur engagée sur une pente résolument ascendante, Air France-KLM grimpe de presque 4,5% alors que les analystes de Goldman Sachs auraient - selon certaines sources de marché - inclus le titre de la compagnie aérienne dans leur liste de valeurs recommandées. D'autre part, l'acquisition d'Iberia est tout sauf conclue d'avance, le gouvernement espagnol se montrerait rétiscent à laisser la compagnie notionale tomber dans le giron du franco-néerlandais.
Les investisseurs surveilleront tout particulièrement cet après-midi la publication de l'ISM manufacturier aux Etats-Unis... un de baromètres les plus fiables de la croissance Outre Atlantique.
Les cambistes qui avaient matraqué (préventivement) le billet vert sur les marchés asiatiques la nuit dernière (il a dévissé jusque sur 1.4283/E) semblent à présent verrouiller leurs gains sur l'Euro autour de 1,4230$.
(Cercle Finance) - Le retour à l'équilibre des places européennes n'est guère étonnant en cette 1ère séance d'octobre : le contrecoup du "profit warning" du géant suisse UBS (qui aurait subi une perte de 600 à 800Mns de CHF sur le marché des "subprime") est compensé par le traditionnel afflux de liquidités marquant le début du 3e trimestre 2007.
Wall Street est anticipé en légère hausse à l'ouverture (+0,2%) et le baril de pétrole se replie sous les 81,5$ soulage un peu les entreprises gourmandes en énergie.Après une matinée de lente remontée entre 5.660 et 5.715Pts, le CAC40 s'est offert une incursion en territoire positif peu avant l'heure du déjeuner (avec un test des 5.720Pts à la clé)... mais la publication d'un indice PMI des "services" qui chute de -2Pts à 50,5 (contre une légère progression attendue) a occasionné un "pullback" sous les 5.700Pts et les valeurs françaises affichent de nouveau -0,33% de perte, un score conforme à la moyenne en Européenne, même si Francfort préserve l'équilibre (+0,02%).
UBS (-0,6% ce midi) a plombé l'ensemble du secteur bancaire européen en révélant tout d'un coup l'ampleur des pertes (500 millions d'Euros au minimum) générées par les prises de position de sa branche "revenus fixes, taux et change" (dénommée FIRC) sur le marché des "subprime", alors que la détérioration des conditions du marché hypothécaire résidentiel "à risque" aux Etats-Unis remonte à la fin du mois de février (pourquoi avoir attendu 6 mois pour déclencher une "opération vérité").
Sans surprise, les valeurs bancaires européennes marquent le coup après ces déclarations, Deutsche Bank cède -2%, Société Générale accuse une des plus fortes baisses du CAC40 (-1,8%), les titres BNP Paribas et AXA se replient d'environ -1,1% et le Crédit Agricole cède -0,8% (René Carron, son président, assure aujourd'hui dans les Echos que le groupe bancaire français n'a pas été directement exposé au marché "subprime" américain).
En dehors des inquiétudes entourant les valeurs financières, les nombreux rendez-vous économiques de la semaine semblent inciter les investisseurs à la prudence.
"La Banque centrale européenne (BCE) va sans doute maintenir ses taux inchangés (jeudi) mais ses propos devraient refléter les doutes entourant les récent indicateurs, et notamment les enquêtes des directeurs d'achat, de l'IFO et la hausse continue de l'euro", notent les analystes de Crédit Suisse.
Seule valeur engagée sur une pente résolument ascendante, Air France-KLM grimpe de presque 4,5% alors que les analystes de Goldman Sachs auraient - selon certaines sources de marché - inclus le titre de la compagnie aérienne dans leur liste de valeurs recommandées. D'autre part, l'acquisition d'Iberia est tout sauf conclue d'avance, le gouvernement espagnol se montrerait rétiscent à laisser la compagnie notionale tomber dans le giron du franco-néerlandais.
Les investisseurs surveilleront tout particulièrement cet après-midi la publication de l'ISM manufacturier aux Etats-Unis... un de baromètres les plus fiables de la croissance Outre Atlantique.
Les cambistes qui avaient matraqué (préventivement) le billet vert sur les marchés asiatiques la nuit dernière (il a dévissé jusque sur 1.4283/E) semblent à présent verrouiller leurs gains sur l'Euro autour de 1,4230$.
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