La pré-ouverture à Paris
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| Les Bourses européennes sont attendues en baisse à l'ouverture vendredi, dans le sillage de Tokyo et de Wall Street. La forte progression des cours du pétrole jeudi a relancé les craintes de tensions inflationnistes et les intervenants estiment que l'optimisme suscité par la détente monétaire de la Fed décidée mardi pourrait commencer à s'estomper. Aucune statistique majeure n'est prévue. Du côté de l'actualité entreprises, le pétrolier italien Eni publiera ses résultats semestriels. Les valeurs technologiques pourraient être surveillées alors que l'éditeur de logiciels américain Oracle a fait état jeudi doir d'un bénéfice trimestriel en hausse de 25%, légèrement supérieur aux attentes. Airbus sera dans l'impossibilité d'investir dans de nouveaux programmes si l'euro se maintient durablement à un cours élevé face au dollar, a déclaré vendredi Fabrice Brégier, directeur général délégué du constructeur aéronautique européen. Le dollar a poursuivi sa chute jeudi permettant à l'euro d'inscrire un nouveau record historique à plus de 1,40 dollar. Au sein du compartiment bancaire, Fortis a notifié une augmentation de capital à 15 euros par action en vue de financer la reprise, aux côtés d'un consortium composé de Santander et de la Royal Bank of Scotland, de la néerlandaise ABN Amro. Les marchés actions américains ont terminé en léger recul jeudi, la faiblesse persistante du dollar et les nouveaux records du brut alimentant les craintes pour les perspectives d'inflation deux jours après la forte baisse des taux directeurs de la Fed. Wall Street interrompt ainsi une série de deux séances consécutives de gains, les investisseurs ayant salué jusqu'ici la baisse des taux de la Fed de 50 points de base mardi pour éviter que la crise du "subprime" n'entraîne une récession de l'ensemble de l'économie. Cette détente monétaire énergique a toutefois fait craindre un retour de l'inflation, affectant en premier lieu les valeurs du logement et les financières, celles qui avaient le plus profité de la décision de la Fed. L'indice S&P des valeurs de la finance a ainsi reperdu 1,74%. La banque Goldman Sachs a abandonné 0,96% à 203,53 dollars malgré un résultat trimestriel en hausse de 79%, tandis que sa concurrente Bear Stearns a cédé 0,16% à 115,46, après avoir touché un plus bas de 113,88. La banque a fait état d'une chute de 61% de son bénéfice au troisième trimestre, en raison de ses engagements sur les marchés du crédit hypothécaire à risque mais son directeur financier a souligné que le pire était passé. L'optimisme des investisseurs a également été ébranlé par la révision à la baisse des prévisions annuelles du géant de la messagerie express FedEx, une surprise qui a éclipsé l'annonce d'un bénéfice trimestriel en hausse. L'action FedEx a clôturé en recul de 2,85% à 104,45 dollars. | |||||||||||||||||
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| * AIRBUS (groupe EADS) ne pourra pas investir dans de nouveaux programmes si l'euro se maintient à un cours élevé face au dollar, a déclaré Fabrice Brégier, directeur général déléqué du constructeur aéronautique. * EDF, GAZ DE FRANCE: la France est hostile à la séparation des activités de production et de distribution d'énergie proposée par la Commission européenne, a confirmé l'Elysée. * FRANCE TELECOM prépare une alliance avec Sagem (groupe SAFRAN) et THOMSON visant à normaliser des logiciels intégrés dans des équipements comme la Livebox ou les décodeurs. * BNP PARIBAS : Bank of the West, filiale américaine de la banque française, a ouvert un deuxième bureau en Asie, à Taïwan après Tokyo. | |||||||||||||||||
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