La clôture à Paris

Publié le par ludoverblog

mercredi 19 septembre 2007   17:25
(Cercle Finance) - Le CAC40 n'est plus très loin de gagner +6% en 36 heures d'horloge (et une douzaine d'heures de cotations): le gain du jour atteint le montant à peine croyable de +3,52% (avec 10MdsE négociés !)... une hausse seulement observée à une poignée de reprise dans l'histoire du marché parisien et survenant à chaque fois après des phases de repli de 40% ou même davantage.

Le CAC40 n'était pourtant retombé mardi qu'à une douzaine de pourcent de son record annuel et Wall Street évoluait à 5 ou 6% des ses plus hauts absolus: avec un gain supplémentaire de +100Pts (après +336Pts la veille), le Dow Jones n'est plus qu'à 1,5% de son zénith historique !

Le rallye haussier sur l'ensemble des places européennes propulse l'Eurotop-100 à +3% (soit + 5% en 2 séances)... ce qui constitue le plus violent mouvement de reprise technique observé depuis mars et avril 2003 (les marchés étaient alors au fond du gouffre).

La FED semble avoir pris une initiative prodigieuse en baissant de 50 points de base ses taux directeurs: son geste qui était pourtant anticipé par une majorité d'opérateurs depuis la mi-août (et une baisse équivalente du taux d'escompte). Cela a pourtant été saluée par Wall Street comme s'il s'était agi d'une totale suprise, d'une action "hors calendrier" (à l'image ce qui s'était produit en octobre 1998 et janvier 1999, en pleine crise LTCM).
Cette euphorie boursière américaine apparaît d'autant plus paradoxale que la FED a justifié sa décision par la dégradation de la conjoncture et la montée des incertitudes... ce qui ne constitue pas le meilleur terreau pour une flambée des actions à court ou moyen terme, sans oublier la flambée du pétrole au-delà de 82$ qui risque d'impacter sérieusement le pouvoir d'achat des ménages américains cet automne.

Wall Street n'en poursuit pas moins sa flambée, encouragée par le net recul des mises en chantier de logement neuf aux USA puis la baisse de -0,1% des prix à la consommation: deux chiffres qui constituent autant d'encouragement pour la FED à poursuivre l'assouplissement rapide de sa politique monétaire.
La BoJ a maintenu la sienne alors que l'institution d'émission nippone envisageait avant la crise des "subprime" un cycle de remontée de ses taux. Il faut également noter que la récente démission du premier ministre, le ralentissement économique et le geste de la Fed peu avant laissait finalement peu de liberté à la Banque centrale.
La réaction de l'indice Nikkei (+3,7%) reste cependant d'une ampleur peu commune.
Les chiffres des stocks de pétrole US traduisent une baisse de -3,8 millions de barils: le "WTI" pulvérise la barre des 82$ sur le NYMEX (la flambée des cours s'explique aussi par les tensions entre Téhéran et certaines puissances nucléaires occidentales à propos du nuclaire iranien).

Les potentielles retombées inflationnistes n'impressionnent pas les investisseurs: la FED a fait son choix, plutôt l'inflation que la récession... et des cours élevés génèrent des flux financiers supplémentaires qui vont immanquablement s'investir en bourse.
Le CAC40 s'envole de 3,5%, ce qui se produit très rarement... mais un "gap" de plus de 2% dès l'ouverture était pratiquement sans précédent: la bourse propose sans cesse de nouveaux scénarios !
Au lendemain d'une séance où le CAC 40 avait gagné 2,02%, les valeurs financières se distinguent une nouvelle fois Ainsi: Société Générale s'envole de 7,2% suivi par BNP Paribas qui grimpe de 5,8%, Axa +5,6% ou Dexia +3,3%. Les valeurs automobiles comme Michelin (+7,15%) ou Renault (4,5%) figurent également aux avant postes.

Unibail Rodamco poursuit sa hausse et gagne 5,4%, KLépierre 4,5% et Nexity +5%. Seul Crédit Agricole fut plus "discuté" (chute initiale de -2,5% puis rebond symétrqiue de +2,5%): en effet, Calyon, une filiale de Crédit Agricole, a indiqué avoir hier soir avoir identifié une position de marché comme "anormalement élevée" dans une de ses filiales de New York.
La banque d'investissement précise que le débouclage de cette position a engendré un coût de 250 millions d'euros, qui sera entièrement pris en compte au troisième trimestre 2007. Le groupe financier a également prévenu que son résultat net au troisième trimestre 2007 devrait donc s'inscrire en " forte baisse" par rapport à celui du troisième trimestre 2006.
Au sein du CAC40, plus aucune baisse à signaler, sinon l'effritement de -0,05% d'Essilor... cette anomalie devrait être corrigée d'ici la clôture!
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Publié dans Bourse

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