La clôture à Wall Street

Publié le par ludoverblog

Wall Street termine en recul, le crédit inquiète toujours

LA CLÔTURE DE WALL STREET

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en recul jeudi, la baisse des valeurs financières sur fond de craintes persistantes concernant les marchés du crédit ayant éclipsé un relatif optimisme sur les valeurs technologiques.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 0,38%, soit 50,56 points à 13.238,73. Le Dow avait brièvement accentué sa baisse après la découverte par les Nations Unies à leur siège de New York de fioles de produits chimiques toxiques dans une boîte métallique en provenance des inspections effectuées en Irak. Ces fioles se sont avérées sans danger.

Le S&P-500, plus large, a perdu 6,12 points, soit 0,42%, à 1.457,64.

Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 2,14 points (0,08%) à 2.565,30.

Les valeurs financières font encore une fois les frais de la prudence des investisseurs, d'autant que Lehman Brothers a réduit ses objectifs de cours sur plusieurs banques comme sur Goldman Sachs (-1,35%) et Merrill Lynch (-1,27%).

Victime de la crise du "subprime", le groupe semi-public de refinancement hypothécaire Freddie Mac a chuté de plus de 5% après l'annonce d'une baisse de 45% sur un an de son bénéfice net trimestriel.

Egalement affectée par les problèmes du crédit immobilier à risque, la société de crédit immobilier Thornburg Mortgage a fait en revanche un bond de 5,82% à 11,81 dollars après avoir annoncé qu'elle levait 500 millions de dollars en vendant des actions préférentielles convertibles, ce qui devrait lui permettre d'accroître sa trésorerie et d'accorder de nouveaux crédits.

A la distribution, Wal-Mart Stores a reculé de près de 2% et également pesé sur le Dow, alors que Merrill Lynch a abaissé sa recommandation sur le titre de "neutre" à "vente".

BONNE TENUE DES TECHNOLOGIQUES

Les valeurs technologiques ont toutefois limité la tendance baissière. Sur le Nasdaq, Apple a ainsi gagné 1,62% à 115,37 dollars et sur le Dow, IBM 0,7% à 115,37.

Certains investisseurs, au vu des composantes du PIB américain au deuxième trimestre, ont voulu croire que les dépenses d'investissement soutiendront les profits des entreprises technologiques dans les mois qui viennent et amortiront l'impact de la crise dans l'immobilier.

La croissance de l'activité économique sur la période d'avril à juin a été révisée en hausse, affichant son rythme le plus soutenu depuis le début 2006 grâce à l'investissement des entreprises, selon les chiffres du département du Commerce.

"Les investisseurs sont à l'achat sur le secteur technologique. Nous commençons à voir un changement psychologique des investisseurs qui se tournent vers les valeurs de croissance", estime Paul Nolte, responsable des investissements chez Hinsdale Associates.

Research in Motion a pris lui sur un regain des spéculations prêtant à Microsoft un intérêt pour le fabricant du Blackberry.

INCERTITUDES SUR LES TAUX

L'incertitude règne toujours sur une baisse ou non des taux d'intérêt américains. Mais la publication d'une hausse plus marquée que prévu des inscriptions hebdomadaires au chômage la semaine dernière a renforcé les anticipations d'un assouplissement de la politique monétaire de la Fed en septembre.

Selon le Wall Street Journal, la Fed n'est pas pressée d'assouplir sa politique monétaire, ce qui a douché l'optimisme suscité mercredi par la publication d'une lettre de Bernanke réaffirmant l'engagement d'alimenter autant que de besoin les marchés en liquidités.

Les marchés attendent désormais vendredi le discours du président de la Réserve fédérale Ben Bernanke à l'occasion du rendez-vous traditionnel des banquiers centraux de la planète à Jackson Hole, dans le Wyoming.

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Publié dans Bourse

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