La pré-ouverture à Paris
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| Les futures sur les marchés européens annoncent une ouverture en repli vendredi, conséquence du retour des craintes d'une propagation à l'ensemble de l'économie américaine de la crise du marché du crédit. "Nous allons continuer à observer les conséquences du 'credit squeeze' durant un temps, mais les marchés discutent à présent du fait que la Réserve fédérale ne baissera pas ses taux lors de sa prochaine réunion, et ce sont également les retombées négatives de ce scénario qui pèsent actuellement sur les marchés actions", assure Adam Neal, trader chez CMC Markets. Les investisseurs devraient par ailleurs se montrer prudents, dans l'attente de la publication, à 14h00 GMT, des ventes dans l'immobilier neuf aux Etats-Unis en juillet, qui permettront de préciser un peu plus l'étendue de la crise du secteur. Dans ce contexte, BNP Paribas est à surveiller, après l'entretien de son directeur général aux Echos, qui cherche à rassurer sur les "conséquences sans doute limitées" de la crise du "subprime", tout en reconnaissant qu'il est trop tôt pour en évaluer l'impact. Une autre banque, la Deutsche Postbank, a précisé jeudi que son exposition se limitait à quelques dizaines de millions d'euros. Les marchés pourraient également réagir à un article du Financial Times Deutschland mentionnant l'intérêt du néerlandais Basell pour la division styrènes du groupe de chimie allemand BASF, dont le chiffre d'affaires annuel combiné est de 3,2 millions d'euros. Wall Street a terminé en baisse jeudi, après les déclarations du directeur général de Countrywide Financial, qui a estimé que le marché immobilier américain ne montrait pas de signes d'amélioration et a même évoqué le spectre d'une récession. Ces propos ont eclipsé le signal de confiance envoyé plus tôt dans la journée par Bank of America, qui a injecté mercredi deux milliards de dollars dans Coutrywide, première société de crédit immobilier aux Etats-Unis, malmenée depuis des semaines par la crise du "subprime". "La nouvelle concernant Bank of America a aidé Countrywide (...) mais nous ne cessons d'entendre des annonces de licenciements et de fermetures dans le secteur du crédit immobilier et cela va avoir un effet négatif", estime Giri Cherukuri, trader chez OakBrook Investments, à Lisle, dans l'Illinois. Le titre Countrywide n'a finalement gagné que 0,92% à 22,02 dollars, après avoir fait un bond de 8,5% dans les premiers échanges. Le Dow Jones était pourtant bien parti pour enregistrer une deuxième séance de rebond. L'intervention de la Réserve fédérale, qui a injecté 17,25 milliards de dollars de liquidités dans le système bancaire avait apaisé les esprits. Les valeurs bancaires ont évolué diversement. Si Bank of America a gagné 0,35% à 51,83 dollars, Merrill Lynch a cédé 0,72% à 75,89, témoignant du sentiment globalement mitigé des investisseurs. Home Depot a reculé de 2,16% à 34,02 dollars. Selon le Financial Times, la vente de la division Home Depot Supply est menacée car des banques d'investissement refusent de financer la transaction, même pour un montant inférieur aux 10,3 milliards de dollars initialement annoncés. | |||||||||||||||||
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| * BNP PARIBAS a annoncé jeudi la réouverture, la semaine prochaine, de trois fonds investis notamment dans des parts de titrisations d'actifs immobiliers à risques américains et dont le gel, rendu public le 9 août, avait contribué à un mouvement de panique sur les marchés. Le directeur général de la banque, Baudoin Prot, estime par ailleurs dans un entretien à paraître vendredi dans les Echos qu'il est trop tôt pour évaluer l'impact de la crise de l'immobilier à risques aux Etats-Unis sur les comptes. | |||||||||||||||||
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