La clôture à Paris

Publié le par ludoverblog

jeudi 26 juillet 2007   18:14
Cercle Finance) - Après une fin de séance chaotique, les marchés financiers européens ont terminé la journée sur des replis sans précédent depuis le début de la crise du "Subprime" au mois de février dernier. La Bourse de Paris accuse la plus forte baisse des places européennes avec une chute de 2,78%. Il faut remonter au 27 février dernier pour retrouver un repli de cette ampleur. L'indice vedette de la place de Paris est ainsi repassé successivement sous plusieurs paliers et enfin sous le seuil des 5700 points à 5675 points alors qu'il évoluait encore au dessus des 6.100 points le 18 juillet dernier. En cinq séances l'indice phare de la place de Paris à abandonné 6,23% et ainsi perdu les gains accumulés ces 4 derniers mois pour revenir à ses niveaux connus au mois d'avril. Les volumes échangés ce jeudi ont également atteint un niveau record avec un score de 8423 millions d'euros.

A Wall Street, le Dow Jones perd 1,5%, le "S&P-500" décroche lui de -1,9%... ce qui semble une réaction normale face à la confirmation de la gravité de la déprime du secteur immobilier: les ventes de logements neufs ont plongé de -6,6% au mois de juin malgré d'intenses campagnes de promotion et des prix sacrifiés (la valeur moyenne recule de -2,2%).
Cette déprime a été également alimentée par la déception des commandes de biens durables qui ne ressortent en hausse que de +1,4%, c'est-à-dire moins que le +1,8% attendus, selon les chiffres publiés jeudi par le Département du Commerce.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont baissé elles de 2 000 à 301 000 lors de la semaine du 21 juillet aux Etats-Unis, selon les chiffres publiés ce jeudi le Département du travail.

"La récession du secteur immobilier américain se poursuit et il semble probable que des répercussions négatives sur les dépenses de consommation soient à craindre dans les mois à venir", explique un analyste.
A ce souci récurrent et qui gagne en intensité à mesure que la crise du "subprime" affecte de plus en plus d'émissions obligataires s'ajoute l'envolée du prix du pétrole au-delà des sommets annuels (le baril de "WTI" flirte avec les 77$ (à 76,85$ à 17H).

A Paris, on dénombre pas moins de 10 titres au sein du CAC40 en repli de plus de 4% (toutes les valeurs automobiles, les foncières, les financières...).

EADS qui gagnait jusqu'à 1,2% sur le CAC en début de matinée a cédé -3,6% (résultat net en baisse de 93% au 1er semestre).
Mais son résultat opérationnel avant intérêts et impôts, dépréciation des écarts d'acquisition et éléments exceptionnels (Ebit) de 367 millions d'euros dépasse largement le consensus de 170 millions d'euros.

Pernod Ricard a abandonné -5,18% et signé la deuxième plus forte baisse du CAC. La valeur a chuté après l'annonce d'une croissance organique de 5,5% au 4ème trimestre, là où les projections des analystes s'étaient établies entre 6% et 10%).

Peugeot (-4,28%) a poursuivi la décrue amorcée la veille et Michelin a plongé de -6,1% signant ainsi la plus forte de l'indice de référence. Le compartiment automobile qui avait tant progressé depuis janvier offre les plus belles opportunités de prises de bénéfices.

Gemalto a décroché de 8,36% après avoir publié un chiffre d'affaires de deuxième trimestre inférieur aux attentes du marché... et Thomson (-13,2%) ferme la marche.
Thomson a chuté dans le sillage de la publication de résultats semestriels jugés décevants par les spécialistes. Notamment, la rentabilité des activités Coeur du groupe ressort en deçà des attentes. En outre, Fortis souligne que le groupe a fait part d'importantes charges de restructurations et les perspectives dévoilées laissent transparaître des pressions sur les activités telles que les DVD et de nouvelles charges de restructuration.
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Publié dans Bourse

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