La cloture à Paris
mercredi 2 novembre 2005 18:03
(Cercle Finance) - Curieux "trou d'air" sur le CAC40 au moment du "fixing": l'indice était parvenu (laborieusement il est vrai) à se repositionner au-dessus des 4.436Pts, mais une rechute de -0,2% est survenu à la "toute dernière minute".
Ce scénario est d'autant plus anachronique que Francfort, Amsterdam ou Milan ont clôturé au zénith, sur des scores s'étageant entre +0,63 et +0,66%... consacrant une remontée de +1,2% en moins de 2 heures, alors que Paris se contente (et la raison n'est guère évidente) d'un sursaut de +0,7% sur ses plus bas du jour (4.398Pts).
Si le CAC40 avait "accompagné" l'Eurotop-100 (+0,3%) au lieu de perdre -0,12%, le "gap" des 4.453Pts aurait comblé sans grande difficulté.
Paris se retrouve ainsi lanterne rouge parmi les principales places boursières occidentales cette semaine (et que dire de Tokyo qui pulvérise record sur record et gagne +4% depuis lundi).
Les opérateurs semblaient jouer pour acquis le recul des indices US et du Nasdaq en particulier ("profit warning" de Symantec et Mercury Interactive) mais Wall Street ne se laisse pas déstabiliser pour si peu et les "technos" affichent +1% (au lieu de se replier de 0,5%): cela aurait dû "motiver" Paris... mais il apparaissait évident dès 16H30 que le marché parisien peinait à l'équilibre, contraiement aux places voisines.
Le CAC40 manifesterai-il une plus grande vulnérabilité à la tension des taux longs en Europe ?
Le rendement des Bunds (3-1/4 2015) se retend en effet à 3,4550%, celui des OAT à tout près de 3,50%... et ce sont là les plus mauvais "scores" depuis le 6 mai dernier.
La FED a pourtant confirmé hier soir la poursuite d'un resserrement monétaire à un rythme "modéré", du fait d'une croissance "robuste" et de pressions inflationnistes "contenues" aux USA.
Le dérapage du secteur énergétique de la fin août/début septembre doit être relativisé car le cours du pétrole fléchit depuis maintenant 2 bons mois et le prix du baril se maintient depuis une semaine sous les 60$ (59,70$): cette journée est d'ailleurs marquée par la publication de l'état des stocks de "brut" aux USA... et la surprise est plutôt bonne puisque les réserves ont encore gonflé de +0,3%.
Le Dollar s'effrite un peu plus nettement (-0,4% à 1,2060/E) et cela risque également de contrarier la remontée des indices du Vieux Continent: le rééquilibrage annuel en faveur de Wall Street risque de se poursuivre.