La clôture à Wall Street

Publié le par ludoverblog

Wall Street recule avec les financières et la fin du semestre

LA CLÔTURE DE WALL STREET

par Kristina Cooke

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en légère baisse vendredi, les craintes ambiantes sur les perspectives du marché du crédit éclipsant un indicateur d'inflation rassurant tandis que les investisseurs ont pris quelques bénéfices au terme d'un trimestre très vigoureux.

L'indice Dow Jones des trente principales valeurs a clôturé en repli de 0,1%, soit 13,66 points, à 13.408,62, l'indice élargi Standard & Poor's 500 a perdu 0,16% (2,36 points) à 1.503,35 et le composite du marché Nasdaq, à forte composante technologique, a cédé 0,2% (5,14 points) à 2.603,23.

Sur la semaine, le Dow parvient cependant a gagner 0,4%, le S&P-500 à se hisser de 0,05% et le Nasdaq à progresser de 0,6%.

La séance aura été particulièrement volatile, les investisseurs ajustant leurs positions en cette fin de mois qui marque aussi la clôture du trimestre et du semestre.

Pour le Dow, juin se solde par une baisse de 1,6%, pour le S&P-500 par un recul de 1,8%, et pour le Nasdaq par une quasi stabilité (-0,05%). Le deuxième trimestre s'achève en revanche sur une note bien plus vigoureuse, avec respectivement pour chaque indice des gains de 8,5%, 5,8% et 7,5%.

Aux craintes persistantes sur la santé du marché du crédit immobilier à risque ("subprime") est venue s'ajouter celle de voir les investisseurs se désintéresser du marché des prêts pour les entreprises.

Les valeurs financières en ont surtout pâti, à l'instar du numéro un Citigroup qui a abandonné 1% à 51,29 dollars. Merrill Lynch a trébuché quant à elle de 2,84% à 83,58 dollars, et l'indice S&P des valeurs du secteur a perdu 0,74%.

"Les financières sont à la traîne, ce qui est déconcertant", commente Scott Vergin, gérant de portefeuille chez Thrivent Financial. "Il y a aussi l'impact négatif de la hausse du pétrole, au-delà des 71 dollars le baril pour le Brent de la mer du Nord, et peut-être également des ajustements et prises de bénéfices avant le prochain trimestre."

Dernier emprunteur en date affecté par la crise actuelle du marché américain du crédit, Bombardier Recreational Products, un constructeur de bateaux de sport non coté, a été contraint de retarder un emprunt, les investisseurs continuant de se détourner des transactions qu'ils jugent actuellement trop risquées.

L'INFLATION RASSURE MAIS LE 4 JUILLET EST DEJA PRESQUE LÀ

Les volumes d'échanges sont restés faibles vendredi - et les écarts s'en s'ont trouvés amplifiés - nombre de participants aux États-Unis étant déjà partis en week-end en prévision de la fête nationale de l'Indépendance, mercredi prochain, 4 juillet.

Wall Street avait pourtant ouvert en territoire positif, saluant l'annonce d'un indice des prix PCE hors éléments volatils en hausse de seulement 1,9% en mai sur un an, son rythme annuel le plus faible depuis mars 2004, une nouvelle rassurante au lendemain du nouveau statu quo monétaire de la Fed.

Celle-ci a soufflé le chaud et le froid en reconnaissant une modération de l'inflation de base tout en précisant qu'elle restait sa principale préoccupation, mais nombre d'analyses y ont finalement vu un adoucissement de la rhétorique de la banque centrale concernant l'évolution des pressions sur les prix.

Du côté des autres valeurs, Apple s'est adjugé 1,23% à 122,04 dollars alors que des centaines de fans aux États-Unis faisaient la queue vendredi pour être les premiers à acheter le nouvel iPhone, téléphone portable qui fait office aussi de baladeur numérique et de navigateur internet et dont le groupe informatique espère vendre dix millions d'unités d'ici la fin 2008.

Research in Motion, fabricant du Blackberry, s'est envolé quant à lui de 20,1% à 199,99 dollars après avoir fait état la veille au soir de résultats supérieurs aux attentes.

Lazard a abandonné en revanche 1,1% à 45,03 dollars, les investisseurs estimant que le bouclage des fusions-acquisitions sur lesquelles elle intervient en tant que conseil prend trop de temps, alors qu'on s'achemine en 2007 vers une nouvelle année record pour le montant total des M&A.

Le spécialiste des fournitures de bureau Office Depot a trébuché quant à lui de 4,75% à 30,30, sanctionné pour avoir prévenu jeudi que le ralentissement qu'a connu l'économie américaine affecterait ses ventes aux États-Unis et son bénéfice trimestriel. La chaîne de magasins table désormais sur un recul de 4 à 5% de ses ventes au deuxième trimestre, alors que celle-ci se sont déjà contractés de 3% sur les trois premiers mois de l'année.

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Publié dans Bourse

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