La clôture à Wall Street
| Wall Street monte grâce au pétrole et aux technologiques |
NEW YORK (Reuters) - Les marchés boursiers américains ont terminé en nette hausse mercredi, grâce aux valeurs technologiques, dans le sillage du géant des logiciels Oracle, et aux pétrolières, favorisées par la nette remontée des cours du brut. Après trois séances consécutives de correction, le rebond s'est accentué en fin de séance avec la baisse des rendements obligataires alors que les grands indices avaient ouvert dans le rouge après une statistique économique décevante. L'indice Dow Jones a fini sur un gain de 90,07 points, soit 0,68%, à 13.427,73, le Standard & Poor's 500 a pris 13,45 points (+0,9%) à 1.506,34 et le Nasdaq Composite a progressé de 31,19 points (+1,21%) à 2.605,35. Tous trois terminent tout près de leurs plus hauts du jour. Le Nasdaq, où dominent les valeurs technologiques, a notamment profité des bons résultats publiés mardi par Oracle, numéro trois mondial des logiciels. L'action Oracle a terminé la journée sur une progression de 2,77% à 19,69 dollars et elle a emmené avec elle bon nombre de valeurs du marché des logiciels mais aussi de semi-conducteurs. Intel a ainsi gagné 1,75% à 23,79 dollars, Microsoft 1,19% à 29,87 et Symantec 3,07% à 20,51. Apple s'est adjugé 1,87% à 121,89 dollars à deux jours de la commercialisation aux Etats-Unis de son téléphone-baladeur iPhone, l'un des lancements de produits les plus attendus de l'année tous secteurs confondus. La plus forte contribution à la progression du Dow Jones est venue d'Exxon Mobil (+2,03% à 83,48 dollars), grâce au net rebond du cours du baril. Sur le Nymex, le brut léger américain a fini en hausse de 1,20 dollar, soit 1,8%, à 68,97 dollars le baril, regagnant la quasi-totalité du terrain cédé la veille. Le marché pétrolier a bénéficié de l'annonce d'une baisse inattendue des stocks d'essence et de produits pétroliers distillés la semaine dernière. Parmi les valeurs pétrolières, Chevron a pris 1,44% et ConocoPhillips 1,93%. Profitant à plein du rebond général, le fabricant d'équipements sportifs Nike s'est envolé de 8,31% à 58,29 dollars après avoir publié un bénéfice supérieur au consensus, accompagné de prévisions 2008 situées dans le haut de sa fourchette d'objectifs. L'INVESTISSEMENT ET LE CREDIT INQUIETENT Egalement en vedette, le groupe pharmaceutique Merck & Co a gagné 2,46% à 50,33 dollars après avoir obtenu de la Food and Drug Administration (FDA) un examen prioritaire de sa demande d'autorisation d'un traitement expérimental du sida baptisé Isentress. Merck a aussi annoncé un partenariat avec SurModics (+19,3% à 44,57 dollars) pour le développement d'un traitement de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). A la baisse, les valeurs d'équipements industriels ont souffert de l'annonce d'un recul de 2,8%, plus marqué que prévu, des commandes de biens durables aux Etats-Unis en mai, le premier recul de cette statistique depuis janvier, que le marché n'estimait qu'à 1%. Pire, si l'on exclut les équipements de transports, une composante volatile, ces commandes affichent un recul de 1,0% alors que les analystes tablaient en moyenne sur une hausse de 0,3%. Ces chiffres peu encourageants sur l'évolution de l'investissement des entreprises ont logiquement pesé sur les grandes valeurs d'équipements industriels, comme Caterpillar, qui a cédé 0,97% à 79,51 dollars. Autre secteur dans le rouge, celui du crédit immobilier, toujours plombé par les craintes de nouvelles répercussions de la crise du crédit à risque, le "subprime". Freddie Mac et Fannie Mae, les deux géants du refinancement hypothécaire, ont cédé respectivement 0,53% et 0,43%. La banque Bear Stearns, particulièrement exposée au risque du subprime en raison des difficultés de deux de ses fonds investis sur ce marché, a néanmoins repris 2,84% à 143,31 dollars, son directeur général ayant annoncé vouloir s'impliquer davantage dans la gestion de ces fonds, selon des sources proches du dossier. Les volumes d'échanges ont été relativement modérés sur le New York Stock Exchange avec environ 1,66 milliard de titres échangés, contre 1,84 milliard en moyenne l'an dernier, mais plus nourris sur le Nasdaq avec quelque 2,08 milliards d'actions traitées, à comparer à une moyenne quotidienne 2006 de 2,02 milliards. |