La clôture à Wall Street
| Wall Street finit en hausse de 0,42% |
| NEW YORK (Reuters) - Les marchés boursiers américains ont terminé en hausse jeudi, soutenus par des indicateurs économiques encourageants et par des avis d'analystes favorables aux fabricants de semi-conducteurs. L'indice Dow Jones, qui avait ouvert dans le rouge, a fini sur un gain de 56,42 points, soit 0,42%, à 13.545,84, le Standard & Poor's 500 a gagné 9,35 points, soit 0,62%, à 1.522,19 et le Nasdaq Composite a pris 17,00 points (+0,65%) à 2.616,96. Pour sa part l'indice Philadelphia Stock Exchange des semi-conducteurs a bondi de 3,0% et atteint son plus niveau depuis mai 2006. Le secteur a bénéficié du relèvement de la recommandation du courtier Stifel Nicolaus sur Advanced Micro Devices (AMD) à "acheter" et de celui du conseil de Lehman Brothers sur Nvidia à "surpondérer". Les valeurs technologiques, comme d'autres secteurs sensibles à l'évolution de la conjoncture, ont aussi profité de la hausse bien plus forte qu'attendu de l'indice "Philly Fed" d'activité dans la région de Philadelphie, à 18,0 en juin contre 7,0 attendu après 4,2 en mai. Cette bonne surprise est venue s'ajouter à l'annonce d'une progression de 0,3% de l'indice des indicateurs avancés en mai. "Les gens réalisent que la croissance des bénéfices va de nouveau s'accélérer, comme la croissance du PIB, et donc que les résultats de ce trimestre pourraient réserver de bonnes surprises", a commenté Bucky Hellwig, de Morgan Asset Management. Nvidia a fini en hausse de 7,83% à 42,98 dollars, AMD a gagné 7,92% à 14,72 et Intel, numéro un mondial des puces, a pris 1,46% à 24,29. Mais la plus forte contribution à la hausse du Dow est venue du géant pétrolier Exxon Mobil, qui a bénéficié, comme la plupart des valeurs de l'énergie, de la stabilisation des cours du pétrole après leur repli marqué de mercredi. Le titre Exxon a pris 1,79% à 84,30 dollars et Chevron 2,32% à 82,85. A la clôture du marché à terme de l'énergie Nymex, le baril de pétrole brut américain cédait 21 cents à 68,65 dollars le baril et le Brent 20 cents à 70,22. INQUIÉTUDES SUR LES FINANCIÈRES Les valeurs financières ont parallèlement souffert du regain d'inquiétude suscité par le "subprime", le crédit immobilier à risque, dont la crise menace de s'étendre aux grands noms de la finance. Les investisseurs sont en effet préoccupés par le désengagement de plusieurs grandes banques de la place de deux fonds spéculatifs du groupe Bear Stearns massivement investis dans le subprime. Si un regain d'espoir de sauvetage de ces deux fonds a permis à Bear Stearns de gagner 1,82% à 145,81 dollars, Merrill Lynch a cédé 0,43% à 87,30 et Lehman Brothers 0,75% à 79,24. H&R Block, numéro un du conseil en fiscalité, a perdu de son côté 3,25% à 22,04 dollars après l'annonce de la cession de sa filiale de crédit "subprime" au fonds d'investissement Cerberus Capital Management sur la base d'un actif net revu en forte baisse, à 1,1 milliard de dollars. Parmi les autres baisses notables du jour, Starbucks a décroché de 3,88% à 26,26 dollars après les déclarations pessimistes de son directeur financier, qui juge "très difficile" d'atteindre le haut de la fourchette d'objectifs de résultats. Dans l'actualité des fusions-acquisitions, le groupe de lunetterie Oakley a bondi de 12,76% à 28,45 dollars après l'annonce de son rachat par l'italien Luxottica pour environ 2,1 milliards de dollars. Le propriétaire de murs d'hôtels Equity Inns a lui pris 17,15% à 22,68 dollars après l'annonce de son rachat par Whitehall, un fonds d'investissement immobilier filiale de Goldman Sachs, pour 2,2 milliards de dollars. Dow Jones a en revanche cédé 1,55% à 59,71 dollars après l'annonce du retrait du dossier de General Electric, qui renonce à faire une offre en tandem avec le britannique Pearson. Kraft Foods a lui gagné 6,6% à 36,74 dollars après des informations de presse selon lesquelles l'investisseur Nelson Pelz, qui possède 3% de son capital, souhaite le voir céder une partie de sa gamme de produits. Les échanges ont été relativement modérés sur le New York Stock Exchange avec environ 1,61 milliard de titres échangés contre 1,84 milliard en moyenne en 2006. Sur le Nasdaq, ce sont 2,06 milliards de titres qui ont changé de mains, contre 2,02 milliards en moyenne l'an dernier. |