La clôture à Wall Street
| Wall Street: irrégularité, bref record et flambée du pétrole |
| (Cercle Finance) - Cette ultime séance avant la compensation des contrats sur indice échéance mai fut l'une des moins volatiles et assurément l'une des moins palpitantes depuis la mi-mars. Les indices US ont oscillé durant plus de 6 heures au sein d'un corridor particulièrement étroit: le but des opérateurs semble avoir surtout consisté à maintenir les cours au zénith afin d'aborder la dernière séance du mois dans les meilleurs conditions. Sauf énorme surprise ou accident de parcours imprévu, le Dow Jones devrait aligner une 7ème semaine de hausse consécutive demain: il a inscrit un nouveau record absolu à 13.516Pts (franchisant le cap des 13.500Pts à deux reprises en cours de journée) mais s'est avéré incapable d'aligner une 5ème séance de hausse consécutive. Avec un repli de -0,08%, de nouveaux zéniths historiques restent largement accessibles sans 'tordre le bras' à la tendance. Le 'S&P-500' s'est offert une petite incursion par delà les 1.514Pts à une heure de la clôture mais là encore, les acheteurs n'on pas poursuivi leur effort: peut être se sont-ils contentés de 'tester' les résistances annuelles... en attendant mieux demain (le record historique du 4 avril 2000 n'était plus qu'à 10Pts petits points lorsque l'indice a culminé à 1.517Pts). Les indices US n'ont guère réagi aux différentes statistiques publiées tout au long de la journée, le dernier en date étant l'indice de la FED de Philadelphie. Le fait qu'il ait gagné +4Pts n'a provoqué aucune ride à la surface du Dow Jones ou du Nasdaq. Publié deux heures auparavant, l'indice des indicateurs avancés du Conference Board pour le mois d'avril est ressorti en baisse de 0,5% à 137,3, huit de ses 10 composantes ayant perdu du terrain le mois dernier. Il s'agit du troisième repli en quatre mois de l'indicateur, mais les craintes des investisseurs concernant un scénario d'une récession ont été tempérées par la nette révision à la hausse (+0,6%) du chiffre d'avril. De même, le recul de -5.000 du nombre des demandeurs d'emplois (à 293.000) est plutôt rassurant du point de vue de la croissance. La flambée de +2$ du baril de pétrole est également passée pratiquement inaperçue... elle était vaguement évoquée pour justifier le petit tassement des cours à Wall Street en toute fin de séance. L'actualité des entreprises n'a pas non plus créé beaucoup d'animation: parmi les rares dossiers en vue jeudi, Hewlett-Packard retombait dans le rouge (-0,9% à 44,8$) malgré la publication de solides résultats trimestriel et le relèvement de ses objectifs annuels... sans oublier des performances qualifiées de 'stellaires' dans les PC, Le distributeur américain JC Penney grimpait de +5,2% après avoir dégagé un bénéfice net de 238 millions de dollars au cours de son premier trimestre, soit une hausse de 13,3%, et rehaussé son objectif de BPA pour l'ensemble de l'exercice. Sun Microsystems s'envolait de +3,5% à 5,30$ sur l'annonce d'un plan massif de rachats d'actions portant sur un montant de 3Mds$. Apple continuait de tutoyer des niveaux records (+2% à 109,5$) avec le feu vert attendu des autorités US concernant la commercialisation de son nouveau combiné I-Phone. Le Nasdaq a néanmoins reculé de -0,3% dans le sillage de Genzyme (-3,2%), Yahoo (-2,2%), Citrix (-2%) ou Amazon (-1,7%). Sur le plan sectoriel, ce sont les valeurs pétrolières et parapétrolières qui ont largement dominé les débats avec des progressions relativement homogènes autour de +2,2% pour Patterson, Anadarko, Peabody ou Occidental Petroleum (le baril a enregistré une envolée de +3% en 24H à 65$). |
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