La clôture à Paris
mardi 8 mai 2007 18:26
(Cercle Finance) - Le CAC40 à légèrement réduit ses pertes au cours du dernier quart d'heure (-0,6% contre -0,9% en fin d'après-midi) dans des volumes paradoxalement beaucoup plus étoffés en ce mardi 8 mai (jour officiellement férié en France) que la veille avec 5,4MdsE contre 3,85MdsE lundi.
Le paradoxe n'est qu'apparent dans la mesure où les investisseurs britanniques étaient en congé la veille et ont "repris du service" aujourd'hui.
La consolidation n'a pas altéré le sentiment de confiance général, elle est considérée comme une reprise de respiration normale après5 séances de hausse consécutive.
Cette journée n'a guère été fertile en rebondissements: Wall Street a rouvert en repli comme prévu, le Dow Jones cède -0,45% à mi-séance et le Nasdaq -0,5%.
L'économie US continue de véhiculer des signaux contradictoires: le secteur de la promotion immobilière est partagé entre les bons résultats de Wynn Resorts (avec de beaux succès commerciaux à Las Vegas) et l'anticipation d'un recul de -1% des prix des maisons en 2007.
En Europe, le recul de la production industrielle de -0,1% en mars a provoqué une nette remontée du Dollar (+1 Cent à 1,3530/E) dont les indices boursiers n'ont pas profité.
La monnaie Unique perd également du terrain face au Yen (-0,6% à 162,25) et les cambistes s'empressent de racheter du Dollar à la veille de la conclusion du FOMC de la FED.
Le CAC40 subit le contrecoup d'une baisse sensible de Total (-1,2%) puis des prises de bénéfices Arcelor Mittal (-2,6%) alors que le Financial Times indique le premier sidérurgiste mondial convoiterait l'américain AK Steel, dans le cadre d'une opération qui pourrait atteindre 4,5 milliards de dollars.
Alstom reculait pour sa part de 2,75%, après avoir gagné 7% en deux séances. Estampillé "valeur Sarkozy", le titre du fabricant d'infrastructures de transport et d'énergie avait été porté lundi (+ 3,6%) par les nouvelles spéculations autour d'un possible renforcement de Bouygues (-1,75%) dans son capital, dont il détient d'ores et déjà 25%, avec en ligne de mire un rapprochement avec Areva.
Parmi les perdants du jour, il faut également signaler les -2,25% sur Renault (le test des 100E et une appréciation de +60% du titre en 18 mois, sur fond de lourdes contre-performances commerciales peuvent inciter les investisseurs à "marquer le coup").
Crédit Agricole (+1%) est parvenu à échapper au mouvement de correction générale et signait la plus forte progression du CAC40: les analystes de Bear Stearns ont repris mardi matin la couverture du titre avec une opinion "surperformance".
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