La cloture à Paris
jeudi 13 octobre 2005 18:25 (Cercle Finance) - Le CAC40 casse franchement le support psychologique des 4.500Pts, ne parvient pas à rebondir une fois le "gap" des 4.477Pts refermé et confirme en clôture la sortie de son canal ascendant moyen terme en reculant de -1% à 4.470Pts. Wall Street, après 2 heures et demi de cotations, ne parvient décidément pas à rebondir: le recul est rarement très prononcé en matinée (-0,45%) mais les pertes se creusent résolument en seconde partie de séance et les indices US clôturent presque systématiquement au plus bas. Le Nasdaq ayant enfoncé le support moyen terme des 2.050Pts (défendu sans conviction en début de semaine), les chartistes pourraient être tentés par une situation d'évidente fragilité pour envoyer l'indice refermer le "gap" des 2.004Pts de début juin. Le contexte est propice aux ventes indicielles avec le creusement du déficit commercial américain du mois d'août à -59Mds$, l'alourdissement de la facture pétrolière à 20,6Mds$ puis la poussée de fièvre sur les prix à l'import (le plus mauvais score en ce domaine depuis 1990 et la 1ère guerre du Golfe). L'autre déception du jour provient en Europe du niveau de l'inflation au mois de septembre: elle aurait de nouveau atteint +0,4% en France (comme au mois d'août) et le rythme annuel serait voisin de +2,4%. Le principal paradoxe de cette fin d'après-midi, c'est la nette remontée du Dollar (+0,7%) à 1,1940/E alors que la BCE a autant de raisons que la FED de chercher à juguler les pressions inflationnistes. Les Bunds chutent d'ailleurs de -0,4% (soit 3,26% de rendement) tandis que les T-Bonds ne s'effritent que de -0,3% (soit une rémunération de 4,47% désormais supérieure au plafond de septembre établi vers 4,44%). Le Dollar se redresse et les places de l'Euroland n'en profitent manifestement pas avec Madrid et Milan en recul de -1,1 à -1,45%%, Francfort et Amsterdam s'en tirant beaucoup mieux avec -0,65% en moyenne. La bourse de Londres demeure largement lanterne rouge avec -1,44%, le FT-100 étant plombée par la chute des pétrolières et des produits de base. A Paris, c'est le secteur du BTP qui a le plus pesé (Bouygues et Vinci abandonnent -3%), ainsi que Total (-1,7%) puis le compartiment automobile (Peugeot et Renault à -1,75% en moyenne). Seul Saint Gobain a surnagé (+1,2%) grâce aux rumeurs d'un éventuel intérêt de fonds d'investissement. Copyright (c) 2005 CercleFinanc
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