La clôture à Paris

Publié le par ludoverblog

mercredi 28 mars 2007   18:01
(Cercle Finance) - La Bourse de Paris a fini en baisse mercredi soir, visiblement déstabilisée par la remontée des prix du pétrole, le niveau décevant des commandes de biens durables aux Etats-Unis le mois dernier et les commentaires prudents de Ben Bernanke, le président de la Fed.

A la clôture, le CAC 40 se repliait de 0,6% à 5552,7 points, un score dans la moyenne des autres marchés européens comme Londres (-0,4%) ou Francfort (-0,7%).

A New York, le Dow Jones abandonnait 0,8% à la mi-journée, tandis que le Nasdaq lâchait 0,7%.

"Les commandes de biens durables n'ont progressé que de 2,5% en février, alors que les économistes attendaient une hausse de 3,5%, ce qui atteste une nouvelle fois du ralentissement de l'économie", note un analyste.

Le second grand rendez-vous macro-économique de la journée, l'audition de Ben Bernanke devant la Commission économique et financière du Congrès américain, n'a guère changé la donne.

"L'inflation de base a légèrement ralenti lors de la seconde moitié de l'année dernière, mais les lectures les plus récentes ont été quelque peu élevées et le niveau d'inflation demeure désagréablement haut", a-t-il indiqué devant les parlementaires.

La fermeté des prix du pétrole a également pesé sur les marchés d'actions.

Le prix du baril de brut dépasse désormais les 64 dollars, à près de 64,5 dollars, contre 62,56 dollars hier, alors que la détention de marins britanniques par l'Iran ne semble pas sur le point de se régler.

Cette nouvelle flambée du brut a profité à Total (+0,9%) et Vallourec (+ 4,9%), ce dernier ayant surtout bénéficié de spéculations quant à un éventuel rachat par Mittal.

Arcelor Mittal a d'ailleurs signé la plus forte baisse du CAC (-3,2%), alors que le numéro un du groupe, Lakshmi Mittal, a déclaré hier à New York qu'il envisageait de poursuivre la politique d'acquisitions de son groupe.

Très entouré récemment, Eiffage a cédé 1,8, alors que les Echos rapporte que le groupe de BTP aurait décidé de refuser à l'espagnol Sacyr Vallehermoso, son premier actionnaire (32,1 % du capital), les cinq sièges qu'il demandait au sein son Conseil d'administration.

A noter concernant Eiffage qu'UBS a ramené ce matin sa recommandation sur la valeur de "neutre" à "réduire", alors que le titre a gagné quelque 50% en une semaine sur fond de spéculation.
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Publié dans Bourse

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