La clôture à Wall Street
LA CLÔTURE DE WALL STREET |
Wall Street est parvenue a terminer en légère hausse jeudi, poursuivant son rebond entamé la veille après sa correction de mardi, mais la mise en garde de l'ancien président de la Fed sur les risques liés au marché américain du crédit immobilier à risque ont freiné la place dans son élan.
L'indice Dow Jones des trente principales valeurs a clôturé sur un gain de 0,22%, soit 26,28 points, à 12.159,68, l'indice élargi Standard & Poor's 500 a gagné 0,37% (5,11 points) à 1.392,28 et le composite du marché Nasdaq, à forte pondération technologique, a progressé de 0,29% (6,96 points) à 2.378,70.
Alan Greenspan a déclaré que les difficultés du segment "subprime" risquaient de se propager à d'autres secteurs de l'économie, des propos qui ont aussitôt conduit les grands indices à réduire leurs gains du jour alors que ce dossier des crédits immobiliers à risque constitue le principal facteur d'inquiétude du moment pour les investisseurs actions.
Comme mercredi, ils semblaient cependant estimer que la correction récente était exagérée.
Wall Street a ainsi regagné encore quelques couleurs, tirée par le bon parcours de plusieurs valeurs financières et par des achats à bon compte.
Well Fargo, cinquième banque américaine, a gagné 1,34% à 34,10 dollars tandis que Country Financial, spécialiste du crédit immobilier à risque, a rebondi de 3,14% à 35,47 et atteint en séance un plus haut de 36,37.
BEAR STEARNS RASSURE
Les résultats vigoureux de Bears Stearns, en hausse de 8% sur le trimestre écoulé alors que la banque est particulièrement exposée au marché du crédit immobilier par le biais de ses propres produits financiers, ont également contribué à apaiser les craintes du marché sur l'éventualité d'une cascade de crises et de faillites.
"A ce jour, les problèmes du marché 'subprime' ne se sont pas propagés à l'ensemble du marché du crédit immobilier", a souligné le directeur financier de Bear Stearns, Sam Molinaro, devant les analystes.
L'action de la banque a pris 2,21% à 148,50 dollars.
Le rebond des financières, à qui la correction de mardi était imputable pour l'essentiel, et une actualité toujours nourrie en matière de fusions-acquisitions, ont permis d'éclipser des statistiques globalement décevantes.
Les prix à la production ont davantage augmenté que prévu en février, portés par un rebond des prix de l'énergie, et s'inscrivent en hausse de 1,3% alors que les économistes anticipaient +0,5% en moyenne. Autre mauvaise surprise, l'indice "Empire" de la Réserve fédérale de New York a dégringolé à son plus bas niveau en près de deux ans au mois de mars, tandis que l'indice de la Fed de Philadelphie s'est encore inscrit en baisse sur le même mois, même si les différentes composantes de la statistique se sont au contraire plutôt redressées.
Du côté des autres valeurs, le marché de dérivés Chicago Board of Trade s'est envolé de 17,4% à 194,95 dollars après l'annonce d'une proposition de fusion d'Intercontinentalexchange, lequel a baissé de 2,9% à 128,10.
Le titre du groupe de chimie Dow Chemical s'est adjugé pour sa part 5,58% à 45,80 dollars sur de nouvelles rumeurs de LBO.