La clôture à Wall Street

Publié le par ludoverblog

Wall Street subit encore le contrecoup de la semaine passée

Le Dow Jones a clôturé en baisse une séance extrêmement volatile lundi, le fait que les opérateurs se soient portés sur les grosses capitalisations aux valorisations attractives, n'ayant pas permis de compenser l'impact d'une désaffection mondiale pour les petites capitalisations et autres actifs plus risqués.

Les grosses capitalisations et les valeurs défensives sont jugées plus sûres en période tourmentée. Les investisseurs ont encore à l'esprit ce qui s'est passé la semaine dernière, une liquidation qui a coûté aux investisseurs du S&P 500 dans les 572 milliards de dollars, selon Standard & Poor's.

"On s'est un peu laissé aller au pessimisme et il semble bien que des acheteurs reviennent. Les courts sont également obligés de se couvrir un peu. Il y a donc à la fois des rachats de découverts et des achats à bon compte", commentait Angel Mata (Stifel Nicolaus Capital Markets), en un moment de la séance où le Dow Jones était à peu près étale.

Les valeurs américaines se sont relativement mieux comportées que certaines de leurs homologues, comme les japonaises. L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a perdu 3,34%, soit sa plus grosse perte en neuf mois, tandis que l'indice européen FTSEurofirst 300 a reculé d"un peu plus de 1%.

Le Dow Jones, pour sa part, se contente d'un recul de 0,53%, soit 63,69 points, à 12.050,41. Les reculs du S&P-500 et du Nasdaq Composite sont plus nets. Le premier cède 13,05 points (0,94%) à 1.374,12, tandis que le second recule de 27,32 points (1,15%) à 2.340,68.

L'indice Russell 2000 des "small caps" a terminé sur une baisse encore plus forte, de 1,98% .

Sur le front des indicateurs, l'indice ISM du secteur tertiaire a révélé un ralentissement plus marqué que prévu de l'activité des services aux Etats-Unis.

Il est ressorti à 54,3 en février, au plus bas depuis avril 2003, contre 59,0 en janvier et 57,2 attendu. Au-dessus de 50, cet indice n'en confirme pas moins que la croissance se poursuit dans ce secteur, mais à un rythme moins soutenu.

New Century Financial entraîne dans sa chute le segment des prêts immobiliers à risque, dont il est le numéro un, victime d'une crise qui prend de l'ampleur. L'action a dégringolé de 68,87% à 4,56 dollars.

New Century Financial a annoncé vendredi que la justice et les autorités boursières examinaient des erreurs comptables, ainsi que des transactions boursières.

L'action de Fremont General, le numéro deux du segment, a chuté de 32,38% à 5,89 dollars.

Aux technologiques, AMD perd 1,62% à 13,95 dollars. Le concurrent d'Intel sur le segment des microprocesseurs pour PC a annoncé, sans explications, qu'il n'atteindrait sans doute pas son objectif de chiffre d'affaires trimestriel.

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Publié dans Bourse

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